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Racket et abus de confiance : La garde à vue de Willy Incana prolongée

Interpellé ce lundi au Port, le président de l'association Kritik fé avancé (KFA) est toujours entendu par les enquêteurs du Service territorial de la police judiciaire avant un probable déferrement devant le parquet de Saint-Denis ce mercredi.

Ecrit par 2181159 – le mardi 26 juillet 2022 à 19H08

Hier lundi, Willy Incana a été interpellé dans une rue du Port, où il travaille, par les policiers de la STPJ, accompagnés de ceux du RAID. Le président de l’association KFA, Kritrik fé avancé, est soupçonné d’abus de confiance et d’extorsion de fonds.

Selon les premiers éléments, des mouvements financiers importants qui transitent sur le compte de la structure associative, dont le siège est au Port, intriguent les enquêteurs de la brigade financière. Des sommes que le mis en cause aurait détournées pour en faire usage à titre personnel. Des membres de KFA ont été entendus aujourd’hui alors que le président Incana reconnait s’être octroyé des largesses : restaurant ou autre billet d’avion sur le compte de KFA. Son siège ainsi que le domicile familial ont été perquisitionnés. 

KFA lutte contre la délinquance

Kritrik fé avancé se consacre à l’accompagnement des jeunes et à l’organisation d’activités dans les quartiers de la commune afin de lutter contre la délinquance. C’est dans ce cadre que Willy Incana est considéré comme « un grand frère » par ses pairs.

Par ailleurs, le Portois originaire du quartier Titan est soupçonné de racket dans différents commerces de l’île. Selon nos informations, il s’agirait en premier lieu de stations-services situées notamment dans le sud du département.

Des stations-services extorquées en échange d’une relative sécurité

À l’aide de pressions et de menaces, Willy Incana se ferait remettre régulièrement des sommes en échange de différents services en retour. Le quadragénaire n’aurait pas agi seul mais avec un co-auteur qui pourrait être prochainement inquiété. C’est une plainte d’un des commerçants concernés qui aurait attiré l’attention des forces de l’ordre et serait à l’origine de l’enquête préliminaire ouverte depuis plusieurs mois.

Des questions se posent également quant aux services de sécurité que Willy Incana pourrait proposer sans en avoir la qualification, ni la licence adéquate.

Pour l’heure, le suspect est toujours interrogé dans les locaux de Malartic. Sa garde à vue est prolongée cette nuit avant un vraisemblable déferrement devant le parquet de Saint-Denis qui pourrait décider de l’ouverture d’une information judiciaire et donc d’une mise en examen.

Pour mémoire, l’extorsion est punie de sept ans d’emprisonnement et de 100.000 euros d’amende. L’abus de confiance est, quant à lui, passible de cinq ans de prison et de 375.000 euros d’amende. Cette peine peut aller jusqu’à sept ans de prison et 750.000 euros d’amende si la victime est une association humanitaire ou sociale.

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