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Pourquoi de nouvelles élections à l’Université de La Réunion ?

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 26 septembre 2012 à 12H13

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L’interprétation de la loi qui accorde à M. ROCHDI le pouvoir de se maintenir à la présidence de l’université indépendamment de la décision du TA d’annuler les élections du 7 juin 2012, crée un dangereux précédent qui échappe sans doute aux protagonistes impliqués dans une affaire, une de plus, qui, non seulement ternit encore un peu plus l’image de notre pauvre Université mais interroge également sur le sens du mot démocratie et sur l’éthique de ceux qui en sont les garants.

Curieusement, depuis la découverte de cette lecture favorable au président sortant, on n’entend plus une seule voix s’exprimer sur les raisons ayant entraîné l’annulation des élections. Les partisans de ROCHDI et lui-même d’ailleurs, n’avaient pas été avares, des démonstrations les plus acerbes, d’aucuns s’en souviennent, pour dénoncer l’incompétence des juges et minimiser les faits ayant étayé leur décision.

Ce silence est, entre autres, révélateur d’une situation qui donne à voir que le débat n’est plus aujourd’hui de savoir si les faits reprochés à ROCHDI sont justifiés ou pas, mais de mettre en marche la machine électorale qui donnera une majorité à un président immuable.

En effet la leçon que l’on peut retirer de cette surprenante lecture de la loi, c’est que quelles que soient la nature et l’ampleur des faits entachant la sincérité d’un scrutin de ce type, ils n’aboutiront au mieux qu’à l’invalidation de l’élection des membres des conseils mais sans effet sur leurs décisions y compris celles portant élection du Président et des Vice-présidents.

Il s’agit là d’une véritable invitation à la fraude car, quel que soit son degré de gravité, dès le moment où l’on aura procédé à l’élection d’un candidat, aucune décision ne pourra la remettre en cause selon l’interprétation que font de la loi, le Recteur et le Ministère d’un gouvernement nouvellement élu pour garantir, nous l’avait-on dit, un meilleur usage de la démocratie et du partage. Est-ce « normal » ? Est-ce « juste » ? Tristes tropiques.

En d’autres termes que la fraude généralisée soit de nouveau constatée lors des scrutins à venir, ne modifierait en rien l’avenir assuré de M. ROCHDI qui pourrait rester encore au pouvoir d’invalidation en invalidation. Vous comprenez dès lors pourquoi le retour aux urnes dans un tel contexte relève d’une mascarade organisée dont notre institution pourrait faire l’économie et docilement prêter serment d’allégeance au Président à vie de l’Université de La Réunion.

Michel LATCHOUMANIN

 

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