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« Pour réaliser des tests sur des macaques, l’État, via le CNRS, verse 10 millions d’euros à un élevage de l’île Maurice »

L'association One Voice dénonce le financement par l'État français de tests sur des macaques.

Ecrit par N.P. – le mardi 16 avril 2024 à 14H26
Photo d'illustration

Communiqué de One Voice

Fin 2023, un élevage de singes mauricien a remporté un appel d’offres pour envoyer 500 guenons au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). À l’issue de cet achat financé par l’argent public, elles seront utilisées comme reproductrices et leurs petits expérimentés avant d’être, pour l’immense majorité d’entre eux si ce n’est l’intégralité, abattus. Face à des transactions qui se font toujours au détriment des animaux, avec nos partenaires Action for Primates (UK), Abolición Vivisección (ES), Peta US et Monkey Massacre Mauritius, One Voice interpelle le gouvernement français et appelle le public à se joindre à nous.

 

En novembre 2023, One Voice publiait son enquête au sein de six des sept « fermes » mauriciennes qui exportent chaque année plus de 10 000 macaques à longue queue vers des laboratoires du monde entier. Loin de prendre des mesures contre les captures dans la nature ou les conditions de détention sordides de ces animaux au sein des élevages de l’île, l’État français a remis pas moins de 10 millions d’euros à l’un d’entre eux.

En gagnant cet appel d’offres public, Les Campêches Ltd a tiré le gros lot et ce sont 500 guenons et leurs descendants qui vont en payer le prix fort. Envoyées en France dans des infrastructures du CNRS après avoir été arrachées à leur milieu naturel, les premières vont être forcées à mettre au monde des petits qui, eux, subiront toutes sortes de tests ou resteront enfermés à vie comme « stock ». Une fois qu’ils ne seront plus considérés comme utiles aux laborantins, ils seront tués sans état d’âme.

 

Des financements attribués au détriment de la mise au point d’alternatives

 

Pour infliger captivité, injections et prélèvements en tous genres à plus de 2 000 macaques à longue queue par an, les instances publiques répondent donc toujours présentes. Mais pour rechercher des méthodes sans animaux, c’est une autre histoire, l’argent investi par le FC3R depuis 2021 n’atteignant même pas le million d’euros. Alors que 81% des Français sont favorables au développement d’alternatives à l’expérimentation animale… En accord avec les citoyens et au nom des animaux, nous continuerons à demander des comptes aux personnes chargées de ces questions, au niveau national et en Europe.

Pour mettre un terme à ces pratiques cruelles et dépassées, nous appelons le public à demander avec nous la fin de l’utilisation des macaques dans les laboratoires en signant notre pétition, à se tenir prêts à rejoindre les mobilisations qui auront lieu les 20 et 21 avril partout en France à l’initiative de One Voice autour de la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires (JMAL), et à écrire, lui aussi, aux autorités (sur les réseaux, par courrier et par mails).

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