Plan pour la Sante? mentale: une premie?re re?ponse encourageante!

L'enveloppe de 40 millions d'euros octroyée pour l'ensemble des filières - privées et publiques - ne suffira néanmoins pas, mais traduit une réelle volonté d'améliorer le système de prises en charge.
Depuis plusieurs mois, les acteurs de la Santé mentale à La Réunion comme en France métropolitaine se mobilisent pour une réforme en profondeur du secteur.
Asphyxiés par des tarifications devenues obsolètes, des coups de rabots fiscaux à répétition et le poids des charges sociales et patronales inhérentes à toute entreprise, les établissements de Santé peinent à conserver leur équilibre financier et à envisager une dynamique de développement et d'innovation vertueuse pour leurs patients.
Des patients qui pourtant, sont de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes ; qui présentent un spectre de pathologies de plus en plus large, nécessitant davantage de personnels qualifiés et spécialisés à leurs côtés.
Les moyens déployés dans ce plan et la nomination d'un délégué ministériel à la psychiatrie et à la Santé mentale pour assurer sa mise en œuvre sont des initiatives qui rassurent les acteurs. Les efforts consentis sont l'illustration que l'Etat considère la place de la psychiatrie comme essentielle en matière de santé publique, et sont la promesse qu'elle ne soit plus "le parent pauvre de la médecine".
Pour le Groupe Les Flamboyants, ce plan doit s'intensifier. Il importe de prendre en compte les spécificités des territoires ultramarins, tout particulièrement celles de La Réunion qui fait fi d'un retard considérable en matière de capacité d'accueil, de moyens humains et techniques. Pour rappel, l'île fait partie des régions de France les moins bien loties en psychiatrie :
- 104 euros/habitant contre 132 euros à l'échelle nationale ;
- 30 % de dotation de financement en moins pour les équipements ;
- un manque crucial de lits pour répondre aux besoins des patients ;
- un déficit important de psychiatres : 3 pour 100 000 habitants contre 10 à l'échelle nationale.
Le Groupe Les Flamboyants tient également à souligner le manque de visibilité sur la tarification des actes. Les établissements d'outre-mer sont pour le moment écartés de la réforme qui entre progressivement en vigueur.
Enfin, les contraintes liées à l'éloignement de l'île occasionnent des surcoûts importants pour toute entreprise souhaitant investir dans de nouvelles activités et de nouveaux équipements. Pour le Groupe, le Plan pour la Santé mentale est une première réponse qui doit en amener d'autres.


