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Périscolaire : recrutement, contrôles, signalements… la SPL OPE détaille ses procédures

Ecrit par S.I. – le lundi 6 juillet 2026 à 08H24

À la suite des récentes révélations concernant des faits présumés de violences dans le périscolaire parisien, la question de la protection des enfants est revenue au cœur de l'actualité. À Saint-Denis, la SPL OPÉ, chargée de la gestion du périscolaire, assure appliquer des procédures strictes en matière de recrutement, de contrôle et d'encadrement des animateurs. Sa PDG, Brigitte Adame, détaille les dispositifs en place et annonce un renforcement de plusieurs mesures de prévention.

Chaque jour, plus de 200 animateurs de la SPL OPÉ interviennent dans les écoles de Saint-Denis pour assurer les temps d'accueil périscolaires. Une mission de service public qui concerne plusieurs milliers d'enfants et qui implique, selon la direction de la société publique locale, une responsabilité particulière en matière de sécurité et de protection de l'enfance.

"La protection des mineurs constitue une priorité absolue pour notre société", insiste Brigitte Adame. Elle ajoute que cette protection repose sur des procédures rigoureuses de recrutement, de vérification, de formation et d'encadrement des personnels, ainsi que sur une démarche permanente de prévention, de vigilance et d'amélioration continue des pratiques de la SPL.

Des recrutements soumis à des règles strictes

La SPL OPÉ rappelle que ses équipes sont constituées dans le respect de la réglementation applicable aux accueils collectifs de mineurs. Les responsables de structure sont titulaires au minimum d'un BAFD ou d'un BPJEPS, tandis que les animateurs sont majoritairement diplômés du BAFA. Comme le permet la réglementation, une partie des effectifs peut toutefois être composée de stagiaires BAFA ou de personnels non diplômés afin de favoriser l'insertion professionnelle dans les métiers de l'animation.

L'organisation des équipes respecte les quotas fixés par les textes : au moins 50 % de personnels diplômés, jusqu'à 30 % de personnels en cours de formation et un maximum de 20 % de personnels non diplômés.

Au-delà des qualifications, la société assure procéder à plusieurs vérifications avant toute embauche. Les animateurs sont déclarés auprès des services de l'État, qui effectuent les contrôles réglementaires liés à l'honorabilité. De son côté, la SPL OPÉ indique avoir fait le choix d'aller plus loin en procédant systématiquement à la vérification du casier judiciaire des candidats.

"Notre objectif est de nous assurer qu'aucune personne présentant des antécédents incompatibles avec l'encadrement de mineurs ne puisse être recrutée au sein de nos équipes", souligne Brigitte Adame.

Une politique de formation axée sur la prévention

La PDG met également en avant les actions de formation menées auprès des responsables de structures. Tous bénéficient d'une formation certifiante « Premiers Secours de la Protection de l'Enfance » (PSPE), destinée à mieux identifier les situations de maltraitance, à connaître les procédures de signalement et à adopter les bonnes postures professionnelles face à un enfant en danger.

Selon Brigitte Adame, cette démarche permet d'installer une véritable culture de prévention au sein des équipes d'animation et dépasse les seules obligations réglementaires.

Le principe de précaution appliqué dès le moindre doute

La SPL OPÉ affirme également disposer d'un protocole interne précis pour traiter tout signalement concernant un comportement inapproprié envers un enfant.

Lorsqu'une situation est jugée suffisamment préoccupante, le principe de précaution est appliqué immédiatement. L'animateur concerné est alors écarté de toute activité au contact des enfants pendant la durée des vérifications. Selon les circonstances, cette mesure peut prendre la forme d'une mise à pied conservatoire. "Notre priorité absolue est la protection immédiate du mineur concerné", insiste Brigitte Adame. 

"Chaque signalement fait l'objet d'une analyse approfondie. Lorsque les faits sont établis ou que la situation le nécessite, des mesures disciplinaires pouvant aller jusqu'au licenciement sont prises et les autorités compétentes sont saisies", poursuit-elle.

La dirigeante reconnaît que, comme toute structure accueillant quotidiennement plusieurs milliers d'enfants, la SPL OPÉ peut être amenée à traiter ponctuellement des signalements ou des réclamations. Elle souligne toutefois que ces situations demeurent "extrêmement marginales" au regard du nombre d'enfants accueillis et du professionnalisme des équipes.

Des dispositifs encore renforcés

Les affaires révélées récemment dans le périscolaire parisien ont conduit la SPL OPÉ à renforcer davantage ses procédures. Plusieurs axes de travail sont actuellement engagés : amélioration des dispositifs permettant aux enfants, aux familles et aux professionnels de signaler plus facilement des situations préoccupantes, renforcement des formations consacrées à la protection de l'enfance, vigilance accrue sur les temps sensibles — notamment les sanitaires, les temps de repos et les accompagnements individuels — ainsi que l'étude de nouveaux dispositifs de contrôle de l'honorabilité lors des recrutements.

"Au-delà des obligations réglementaires, notre ambition est de maintenir un niveau d'exigence élevé afin de garantir aux enfants accueillis un environnement sûr, protecteur et propice à leur épanouissement", conclut Brigitte Adame.

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