Revenir à la rubrique : Société

Pédophilie : Air France éloigne les enfants des adultes

La compagnie Air France a décidé d'éloigner les adultes des enfants pour prévenir des accusation d'attouchements sexuels selon la nouvelle réglementation concernant les UM (unaccompanied minors), au risque, dénoncent les syndicats, de mettre en cause la sécurité des enfants.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 1 septembre 2010 à 10H41

Une nouvelle directive qui figure dans le nouveau manuel de sécurité et de sauvetage des personnels navigants commerciaux stipule qu'il ne doit pas y avoir de passager adulte sur le même bloc siège que des enfants mineurs, sauf en cas de cabine complète. Cette directive aurait vu le jour suite à des plaintes, aux Etats-Unis, déposées sur des vols long-courriers.

Du côté du syndicat de pilotes Alter, "le nombre de plaintes est confidentiel, Air France n'a évidemment pas envie d'en faire la publicité. Le service juridique redoute à l'évidence d'être mis en cause pour négligence en ayant laissé un adulte, qui s'avèrerait pédophile, à côté d'un UM s'il y avait la possibilité de le mettre ailleurs".

Selon le texte interne d'Air France, "la présence d'un passager adulte sur un bloc siège adjacent, en priorité, le siège situé de l'autre côté de l'allée est impérative". Une consigne qui est jugée insuffisante par les syndicats.

Choisir entre sécurité et pédophilie ?

Pour le syndicat Alter, cette nouvelle directive du manuel des PNC va "à l'encontre de la sécurité des vols et des enfants. Comment un passager assis de l'autre côté pourrait-il venir en aide à un enfant assis côté hublot ?", une directive qui est contradictoire avec les consignes de sécurité en cas de dépressurisation de l'appareil, car un adulte doit être à proximité d'un enfant pour pouvoir lui mettre son masque à oxygène.

Une directive qui est , en outre, incompatible avec les procédures de préparation de la cabine en cas d'évacuation urgente.

Pour certains PNC, qui ont souhaité garder l'anonymat, "le service juridique d'Air France estime que les probabilités d'attouchements sexuels sont plus élevées que celles de dépressurisation d'urgence".

Air France, qui n'a pas souhaité faire de commentaires, précise juste que "la directive date de mi-juillet 2009".

De son côté, La DGAC (Direction générale de l'aviation civile) a validé "ces procédures qui participent d'une politique générale par rapport à ces problèmes d'attouchements".

Un véritable casse-tête pour la compagnie qui ne fixe pas de limites sur le nombre d'enfants de 4 à 12ans pris en charge lors d'un vol.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :