Mpox : un nouveau cas importé de Madagascar détecté à La Réunion

Un nouveau cas de Mpox a été signalé à La Réunion au cours de la semaine du 18 au 24 mai. Depuis le début de l'année, douze contaminations ont été recensées sur l'île. Dans le même temps, les autorités sanitaires observent un recul progressif de la leptospirose après un début d'année marqué par une forte recrudescence de la maladie.
Un nouveau cas importé de Mpox en provenance de Madagascar a été identifié à La Réunion, selon le dernier bulletin de surveillance épidémiologique publié par Santé publique France ce 29 mai. Ce nouveau signalement porte à douze le nombre de cas recensés sur le territoire depuis le début de l'année.
Parmi eux, sept sont des cas importés de Madagascar et cinq sont des contaminations autochtones. Trois de ces derniers correspondent à des transmissions secondaires à partir d'un cas importé, illustrant la vigilance maintenue par les autorités sanitaires autour de cette maladie virale. Tous les cas identifiés depuis janvier concernent le clade Ib, à l'origine de l'épidémie qui circule actuellement dans plusieurs pays de la région.
Face à cette situation, les professionnels de santé sont invités à signaler rapidement toute suspicion de Mpox, en particulier chez les personnes revenant de Madagascar ou ayant été en contact avec des voyageurs en provenance de la Grande Île.
La leptospirose en phase de décroissance
Après une forte recrudescence en début d’année, la leptospirose est entrée dans une phase de décroissance à La Réunion. Santé publique France recense toutefois 191 cas autochtones depuis janvier et appelle à maintenir les mesures de prévention.
La situation épidémiologique de la leptospirose montre des signes encourageants à La Réunion. Dans son dernier bulletin, Santé publique France indique que la recrudescence saisonnière observée au cours des premiers mois de l’année est désormais entrée dans une phase de décroissance.
Depuis le début de l’année, 191 cas autochtones ont été déclarés à l’Agence régionale de santé (ARS), dont seulement deux nouveaux cas signalés lors de la semaine 20. Après une hausse marquée en janvier et février, l’épidémie a atteint son point culminant en mars avec 69 cas recensés, un niveau supérieur au précédent record enregistré en 2024.
Une baisse progressive depuis avril
Les données montrent un recul progressif du nombre de contaminations depuis le mois d’avril. Alors que 69 cas avaient été enregistrés en mars, ce chiffre est redescendu à 42 en avril puis à 18 cas à ce jour pour le mois de mai.
Santé publique France souligne que les niveaux observés depuis avril se rapprochent désormais des moyennes constatées au cours des cinq dernières années. Cette évolution s’explique notamment par des conditions climatiques devenues moins favorables à la survie de la bactérie responsable de la maladie.
Le Sud reste le secteur le plus touché
Le Sud concentre toujours la plus forte proportion de cas avec 84 contaminations, soit 44 % du total. Les communes du Tampon (27 cas), de Saint-Joseph (22 cas) et de Saint-Louis (13 cas) figurent parmi les plus concernées.
L’Est représente 29 % des cas avec 55 personnes touchées, principalement à Saint-Benoît et Saint-André. Au total, 96 malades ont nécessité une hospitalisation, soit 62 % des cas pour lesquels l’information était disponible. Un décès directement lié à la leptospirose a également été enregistré.
Dengue : une tendance à la baisse à confirmer
Le bulletin fait également état de 203 cas autochtones de dengue et de 49 cas de chikungunya depuis le début de l’année. Une diminution du nombre de cas de dengue semble se dessiner, mais Santé publique France estime que cette tendance devra être confirmée dans les prochaines semaines.
Concernant les autres indicateurs sanitaires, aucun impact hospitalier particulier n’est observé pour le Covid-19, tandis que les niveaux de bronchiolite, de gastro-entérite aigüe et de syndrome grippal restent faibles ou stables.


