Mpox : deux nouveaux cas confirmés à La Réunion, un cas sans lien identifié

L’ARS La Réunion annonce ce mercredi 25 février la confirmation de deux nouveaux cas de variole B (Mpox). Le total s’élève désormais à six cas recensés depuis le début de l’année. L’un des patients est un cas contact, l’autre ne présente ni voyage récent ni lien épidémiologique établi.
L’épidémie reste sous surveillance étroite. Dans un communiqué publié ce 25 février, l’Agence régionale de santé confirme deux nouveaux cas de variole B (Mpox), portant à six le nombre total de cas identifiés à La Réunion depuis le 1er janvier.
Le cinquième cas concerne une personne identifiée comme contact à risque du second cas importé, confirmé le 9 février. En revanche, le sixième cas interpelle davantage : aucune notion de voyage récent dans un pays où le virus circule n’a été relevée, et aucun lien épidémiologique avec les cas précédemment recensés n’a pu être établi.
Face à cette situation, les équipes de l’ARS et de Santé publique France renforcent le contact-tracing afin d’identifier l’ensemble des personnes contacts. Ces dernières se voient proposer un accompagnement, un suivi médical et, le cas échéant, une vaccination dite « réactive », décidée au cas par cas en lien avec le médecin traitant et les infectiologues hospitaliers.
Une maladie à évolution généralement favorable
La variole B (Mpox) est une maladie infectieuse qui se manifeste principalement par une éruption cutanée pouvant toucher le visage, la région ano-génitale, les paumes des mains ou les plantes des pieds. Les lésions peuvent s’étendre à l’ensemble du corps et aux muqueuses, parfois accompagnées de démangeaisons. Elles peuvent être précédées ou associées à de la fièvre, des maux de tête, des courbatures ou des ganglions.
La transmission se fait essentiellement lors de contacts étroits : contact avec les lésions, objets contaminés (linge, literie, vaisselle) ou lors de rapports sexuels, même protégés. La transmission par gouttelettes reste marginale et nécessite un contact prolongé en face à face sans masque.
La maladie évolue le plus souvent favorablement en deux à trois semaines. La contagiosité débute dès l’apparition des premiers symptômes et se poursuit jusqu’à cicatrisation complète des lésions. Une période d’isolement de trois semaines est recommandée.
Isolement, gestes barrières et vaccination
L’ARS rappelle l’importance d’un isolement strict des personnes malades, du respect des gestes barrières, du port du masque en présence d’autrui et du port de gants en cas de lésions sur les mains.
La vaccination réactive est recommandée pour les personnes contacts à risque, idéalement dans les quatre jours suivant l’exposition (et jusqu’à quatorze jours). Elle est également proposée en prévention à certains publics exposés : personnes ayant des partenaires sexuels multiples, professionnels des lieux de consommation sexuelle, travailleurs du sexe, proches de personnes à haut risque, ou encore voyageurs se rendant dans des zones de circulation active du virus.
Les vaccinations sont réalisées sur rendez-vous dans les centres dédiés du CHU Nord et Sud ainsi qu’au CEGIDD Ouest.
Toute personne présentant des symptômes évocateurs — éruption cutanée, ulcérations, fièvre, ganglions — notamment au retour de Madagascar ou d’une zone de circulation active, est invitée à contacter rapidement son médecin ou le SAMU-Centre 15 et à s’isoler immédiatement en attendant un avis médical.
Un numéro d’écoute, « Mpox Info Service », est également accessible au 0 801 90 80 69.


