Mohamed Rochdi : le partage bien ordonné...
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C’est sous l’étendard de : "Démocratie, Partage et Service Public (DPSP)" que Mohamed Rochdi, président sortant, s’est lancé dans sa nouvelle campagne, la troisième du genre, puisqu’il était déjà à la manœuvre, huit ans plutôt avec son binôme Serge Svizzéro, pour les élections à la Présidence de l’université en juin de cette année.
Question "Démocratie", chacun a pu se faire une idée, suite à l’annulation des élections du 7 juin, du contenu que donne à cette notion Mohamed Rochdi. En attendant sans doute les suites que ne manquera certainement pas d’entrainer la lecture tirée par Mohamed Rochdi du texte d’annulation pour lui permettre d’organiser au mieux sa réélection.
Mais pour aujourd’hui c’est du terme "Partage", si cher au président de l’université, dont il est question.
Tout démarre le 21 juin 2012 où une Commission d’avancement des universitaires se réunit pour statuer sur les candidats à la classe exceptionnelle. Une classe dont, il est bon de le rappeler, le statut n’est pas qu’honorifique, mais se traduit par une substantielle augmentation de salaire pour l’heureux promu. Deux postes sont alors proposés pour la classe exceptionnelle et 7 enseignants candidatent, dont le Président de l’université et son premier vice-président.
Pour départager les candidats à la promotion, la Commission d’avancement dispose d’un ensemble d’indicateurs. Ces indicateurs ont été élaborés par le Conseil d’administration qui les ont transmis ensuite à la Commission. Au terme d’un travail de plusieurs heures, la Commission rend à l’unanimité son classement. Arrivent en première position le vice- président de l’Université, en deuxième un enseignant de la Faculté des Lettres et Mohamed Rochdi en quatrième position.
Cette Commission qui a travaillé selon les critères fournis par Mohamed Rochdi, comprenant une majorité de proches de Mohamed Rochdi, présidé par un enseignant en proximité avec Mohamed Rochdi, n’a pas classé après étude des candidatures en situation de promotion le Président de l’université. Comme il est difficile de penser en raison de sa composition qu’elle est malveillante à l’égard du président de l’université et de sa méthode de travail qu’elle est incompétente, force est de conclure que Mohamed Rochdi a eu le classement qu’il méritait.
Eh bien non ! Furieux de se voir non retenu, Mohamed Rochdi a bloqué les résultats de cette commission et exigé qu’elle reprenne son travail avec de nouveaux critères qu’il a élaborés. Une question "d’honneur" pour le malheureux candidat à la promotion ?
Le 13 septembre, alors que la décision du Tribunal administratif annulant les élections du 7 juin est à peine connue, et que chacun s’interroge sur le maintien de Mohamed Rochdi dans ses fonctions de Président, il impose une nouvelle réunion de la Commission d’avancement. Cette dernière, obligée de répondre à l’injonction de Mohamed Rochdi, refuse de recommencer son travail avec les nouveaux critères imposés. A la date d’aujourd’hui, l’université n’a toujours pas déclaré les noms des enseignants promus à la classe exceptionnelle.
Cette affaire qui s’est depuis répandue dans toute l’université a provoqué la colère de Mohamed Rochdi qui s’est lancé, au lendemain de sa réélection, dans des menaces à l’égard d’un membre de la Commission, qu’il suspecte au seul titre de sa proximité avec son adversaire, d’être à l’origine des fuites.
Il n’y a pas à dire Mohamed Rochdi a un sens du "partage" incontestable !


