"On a subi les problèmes avec la Fédération" : Marine Boyer revient sur son aventure olympique

La gymnaste réunionnaise Marine Boyer s'est confiée sur les relations des athlètes avec la Fédération française dans l'émission "On refait le sport" diffusée ce dimanche sur RTL.
Dans l'émission "On refait le sport", diffusée sur RTL ce dimanche, Marine Boyer et Samir Aït Saïd sont revenus sur leur aventure olympique au sein l’équipe de France de gymnastique artistique. "On avait l'impression que c'était un cauchemar", a confié la Réunionnaise alors que les Bleues n'ont participé à aucune finale. Si elle devait prendre sa retraite après les JO, Marine Boyer a expliqué qu'elle ne fermait pas la porte à un possible retour : "Je ne pourrai pas finir sur ça".
Concernant les relations des athlètes avec la Fédération, celle-ci n'a pas mâché ses mots. "C’est dur à expliquer, mais on a eu plein de soucis et ce sont nous, les gymnastes, qui ont subi les problèmes à la Fédération. On a été impactées et, malheureusement, cela a pété aux JO. C’est malheureux, mais il faut quand même avancer, parler ouvertement et dire que ça ne va pas pour essayer de changer les choses. On a besoin que l’on nous écoute", a-t-elle confié à l'antenne de RTL.
"Guerre d'égo"
"Il y a eu une guerre d’ego entre la FFG et le club d’Avoine-Beaumont, on a tout subi car derrière, on a l’une des meilleures gymnastes Kaylia Nemour qui part en Algérie. On savait très bien que c’était un espoir, et on l’a laissée filer tout ça pour une guerre d’ego. C’est un gâchis", a ajouté la sportive réunionnaise. "Cela aurait été beau après Émilie Le Pennec d’avoir Kaylia Nemour sous les couleurs de la France être sacrée championne olympique, mais bon… C’est comme ça. On n’y peut rien, on ne pouvait rien dire. »
Alors que la Fédération Française de Gymnastique a changé de visage en novembre dernier avec l'élection de Dominique Mérieux, première femme à la tête de l'institution, Samir Aït Saïd, qui n'a toujours "pas digéré" sa quatrième place aux anneaux, a fait part de son optimisme. "Elle n’a pas attendu d’être élue pour faire une réunion dans le but de savoir ce qui n’a pas été sur ce cycle. Il faut laisser de côté les copinages et remettre en selle l’équipe de France pour aller chercher des médailles olympiques. Maintenant, il faut vite se remettre en question, que ce soit de la part de la Fédération, des coachs et des gymnastes. S’il n’y a pas de transparence entre la FFG et les athlètes, on va droit dans le mur", a-t-il déclaré à RTL.


