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Maison Valy à l'Entre-Deux : Camille Clain poursuivie pour injure publique

Ecrit par L.C – le samedi 18 octobre 2025 à 09H58

Au tribunal correctionnel ce vendredi 17 octobre s'est déroulé un procès pour injure publique. En cause, une tribune de Camille Clain publiée en 2023 où elle évoque un conflit d’intérêts entre Bachil Valy, maire de l’Entre-Deux, et le Loto du Patrimoine.

Dans nos colonnes, il y a plus de deux ans, Camille Clain écrivait sur l’attribution d’une subvention du Loto du Patrimoine à une case créole, propriété de la fille de Bachil Valy.

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Ce vendredi, sur citation directe, l’actuelle élue départementale était jugée pour "injure publique" à l’égard de l’édile Bachil Valy.

Un courrier assumé

À la barre, Camille Clain ne se démonte pas. Selon elle - et ce que plaidera plus tard son avocat - il n’y a tout simplement pas d’injure. Elle explique avoir signé ce courrier sans chercher à se cacher… et ne mentionne pas le nom de l’actuel maire de l’Entre-Deux. Elle rappelle aussi que, jusqu’à début 2023, le premier magistrat était représentant du parti présidentiel à La Réunion et que le Loto du Patrimoine a été missionné par Stéphane Bern, à l’époque proche d’Emmanuel Macron.

C’est en ce sens, dans son courrier, qu’elle pose la question d’un éventuel conflit d’intérêts.

Si l’avocat de Bachil Valy détaille que ce dernier est implicitement visé par ce courrier, il tient à rappeler que son client n’a rien à se reprocher dans ce dossier : le Loto du Patrimoine est venu constater les dégâts de cette case créole, "la Maison Valy", et plusieurs critères ont motivé l’attribution de subventions pour la préserver.

La robe noire souligne que ce courrier, publié sur Zinfos974, atteint à la probité et à l’honneur du maire. Il rappelle en ce sens que Bachil Valy a payé la procédure de sa poche, demandant au tribunal le remboursement des frais de justice, ajoutant un euro symbolique pour les dommages et intérêts.

La procureure s’abstient

Lors de son réquisitoire, la procureure a simplement pris acte de la décision du tribunal. L’avocat de la défense a, pour sa part, plaidé la relaxe : selon lui, "aucun propos insultant, offensant, blessant, méprisant" n’a été proféré à l’égard de Bachil Valy.

La décision est mise en délibéré et sera rendue le 28 novembre prochain.

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