Lorsque la politique est une mode, quelque chose de passager

Ce weekend a été chargé en meeting de la gauche, pardon DES gaucheS de La Réunion qui se veuillent rassembleur l’un à côté de l’autre, deux têtes de listes, mais pas l’un avec l’autre (ben non l’union serait trop facile). La fureur de la communication internet fait rage et à juste titre. Tout le monde est collé à son Smartphone sur les réseaux sociaux pour s’abreuver d’information.
Il y a en a une qui fait mouche, elle est une mode, pardon, il est en mode Bello. Voilà qu’une politicienne se rabaisse à considérer qu’elle est une mode. Au delà de cette phrase facile, quelle place donne Bello à la politique ? Considère-t-elle que la politique soit une mode ? Considère-t-elle que la politique doit comme la mode changer au bon grès de ses envies ?
J’irai encore plus loin, en tant que militante féministe qu’elle a été, je trouve grave de considérer que la politique en mode bello ne doit être que passager, telle une chose qu’on jetterait aux ordures dès lors que cela ne conviendrait plus. En d’autre terme la politique doit-elle être une mode, soit un objet qu’on utilise et qu’on jette ? Quelle foi en la politique qui devrait non pas être une mode passagère mais une construction pour l’avenir, une vision du long terme.
En tout cas aussi jeune que cela puisse paraître, aussi « IN » que vous le vouliez, les mots ont un sens. La politique ne peut se résumer qu’à une volonté de mode, madame Bello. La politique ne devrait avoir que seul mot d’ordre : « projet ». Un projet pour l’avenir des réunionnais, un projet pour faire quelque chose et non pas un projet contre un individus. Je ne suis ni pour ni contre un individus, je suis pour un projet, qu’importe qui le porte.
Votre culte de la personnalité (méthode communiste qui parle de moi et moi), n’a pu lieu d’être au 21ème siècle. Et comme toutes les modes, la mode Bello a vécu et laissera sa place définitivement.
Alain Hoarau


