L'obésité, première forme de malnutrition chez les enfants dans le monde

Un enfant sur dix est confronté à un problème de surpoids, alerte le rapport de l’UNICEF publié le 10 septembre dernier. Pour la première fois, l’obésité devient la forme de malnutrition la plus répandue dans le monde chez les enfants.
L’obésité touche 188 millions d’enfants et d’adolescents en âge d’être scolarisés – soit un sur dix, souligne le rapport. Alors que l’insuffisance pondérale a diminué, l’obésité a triplé depuis 2000. Elle est désormais la première forme de malnutrition chez les 5-19 ans, devant la sous-nutrition.
Un environnement alimentaire préoccupant
L’Association de défense des droits des enfants pointe “l’environnement alimentaire” des plus jeunes pour expliquer cette tendance. L’UNICEF insiste sur la large exposition des enfants aux publicités pour des produits gras et sucrés, “aux conséquences qui peuvent être désastreuses”.
L’obésité entraîne un risque accru de développer de l’hypertension, du diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires et même certains cancers. “Sans action, les conséquences économiques pourraient atteindre plus de 4 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale d’ici 2035”, alerte encore l’UNICEF. L'atteinte est aussi psychologie dans l'estime de soi et peut aller jusqu'à l'anxiété ou la dépression.
L’écart entre pays riches et pauvres se réduit. Les taux les plus élevés sont observés dans les pays insulaires du Pacifique. Mais la situation reste aussi préoccupante dans les pays à revenu élevé, comme au Chili (27 % des 5-19 ans) ou aux États-Unis (21 %).
La Réunion également touchée
L’île n’échappe pas au phénomène. Lors d’une enquête menée en 2022 par l’ARS et le rectorat sur les élèves de 6e, près d’un enfant sur quatre était en surcharge pondérale.
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“L’obésité est un problème de plus en plus préoccupant qui peut avoir des répercussions sur la santé et le développement des enfants. Les aliments ultra-transformés remplacent les fruits, les légumes et les protéines à une période cruciale de leur croissance”, réagit Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF.
Des solutions
Les produits ultra-transformés, souvent moins chers que les fruits, légumes ou produits frais, accentuent le problème. La pratique d’un sport ne suffit pas à compenser une alimentation déséquilibrée, souligne l’étude.
Face à ce constat, l’UNICEF propose plusieurs axes de mobilisation : réglementer l’étiquetage, le marketing et la fiscalité des produits alimentaires ; renforcer les initiatives sociales pour garantir l’accès à une alimentation saine ; ou encore interdire les produits ultra-transformés dans les écoles.


