L’Europe, l’alliée des Femmes

Lors des prochaines élections, nous voterons pour nos représentants qui siègeront au Parlement Européen. Ce suffrage universel direct date de 1979. Pour la première fois, les hommes et les femmes de 10 pays votaient pour désigner leurs députés européens.
Deux femmes, des européennes convaincues présideront ce parlement à Strasbourg.
Deux femmes qui ont participé à sa construction, Madame Simone Veil, et Madame Louise Weiss , la doyenne, qui se définissait comme « l’amoureuse de l’Europe ». Son seul regret était de ne pas s’être présenté à l’élection présidentielle. Imaginons ce qu’aurait été notre destin nous les femmes si elle avait été élue.
Cette dame, louise Weiss était agrégée, écrivaine, journaliste et féministe.
Ce qu’elles avaient en commun, elles croyaient en l’Europe et elles se sont battues pour l’émancipation des femmes, louise Weiss pour le droit de vote, avec les suffragettes et Simone Veil pour le droit à L’IVG.
Louise Weiss dirigeait une revue intitulée l’Europe nouvelle. Elle militait pour la paix des peuples et était convaincue que l’union des Etats permettait cette paix, ce bien précieux comme le disait Simone Veil dans son discours d’investiture au Parlement de Strasbourg où elle a été élue présidente en 1979.
Louise Weiss était une militante politique, elle pensait que le droit de vote des femmes garantirait la paix. Car les femmes choisirait toujours la paix et empêcheraient la guerre. Toutes les actions qui étaient menées en France pour reconnaître ce droit se heurtaient à l’attitude rétrograde du Sénat qui rejetait le projet de loi. Et c’est en 1944, dans l’ordonnance d’Alger que le Général de Gaulle leur accordera ce droit de choisir leurs représentants.
Donc, en 1979, Le suffrage universel direct est institué pour élire les députés au Parlement européen. Louise Weiss et Simone Veil y siègent, deux femmes de convictions, engagées, des modèles.
L’Europe, pour Simone Veil, c’est la garantie de la paix, de la liberté, de la solidarité. Louise Weiss, militante de la paix va fonder entre autre l’institut des sciences de la paix. Pour l’honorer, un bâtiment du Parlement portera son nom. Plus récemment, l’agora, en l’honneur de Simone Veil.
Deux femmes, deux destins, un combat, l’émancipation des femmes et le maintien de la paix et de la liberté.
Louise Weiss dans son discours d’ouverture des travaux au Parlement, cette européenne exprima sa joie d’être en ces lieux et élue au suffrage universel direct. Dans un discours qui durera plus d’une heure, elle revisitera l’histoire de l’Europe et montrera le chemin parcouru.
Les femmes doivent se servir de cette arme ce droit de vote pour choisir la paix, la liberté, la solidarité. L’Europe, cet espace démocratique, qui est « une assurance pour l’avenir, pour nous et nos enfants », Simone Veil.


