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Les petits candidats... des élections municipales

Ecrit par zinfos974 – le lundi 23 décembre 2013 à 11H22

Ils semblent être les éternels oubliés de cette mauvaise farce démocratique et par ce billet, je tiens aujourd'hui à les saluer humblement.

Les "précautions" prises et votées par le législateur, pour prétendument aider entre autres, les petits candidats, ne produisent même pas l'effet d'un courant d'air sur le visage de Marianne. Les nouvelles dispositions concernant le financement des partis politiques et le subventions généreuses allouées aux différents organes de presse et aux médias en général, ont été phagocytées par les puissants, toujours les mêmes, ceux qui ont déjà le pouvoir et disposent de l'argent des contribuables.
    
Tant que perdurera un tel système, nul doute que les abstentionnistes seront légions. Et les puissants du pouvoir local (mairie, intercommunalité, conseil général, conseil régional) le savent bien. La simple reconnaissance du vote blanc seraient pour eux catastrophique.

Ces petites mains militantes et désintéressées, qui distribuent après leur travail (quand elles en ont un..),  le programme du nouveau candidat ou du nouveau mouvement, sans argent, sans locaux bien souvent, ni "ti contrat" à la clé, ont l'espoir que leur travail sera récompensé, par la prise en compte de leurs légitimes doléances et à minima, la reconnaissance et le traitement médiatique auxquels « leur » candidat a droit. Quasiment inconnu, ce dernier se lance héroïquement dans l'arène politique, pour tenter de changer les choses et s'extirper de cette mascarade électorale, véritable déni de démocratie. Je ne parle ici nullement de ceux qui bénéficient d'un soutien parce que tout simplement déjà conseiller par le plus grand des hasards.

Ce ne sont pas, la plupart du temps, leurs idées qui sont la cause de leur défaite, mais certainement, l'attitude des pouvoirs publics, des hommes politiques déjà en place et la presse dans son ensemble. Car ces trois là, tournent en rond, dans un éternel ballet, bien "huilé", dans lequel même les grands principes démocratiques ne parviennent plus à pénétrer.

Il n'est besoin que de lire certains journaux ou sites internet se disant "politiques", mais qui hélas, ont oublié pour certains, leur déontologie, pour finalement se ranger maladroitement comme un seul homme, derrière celui ou celle qui finance ou financera. Alors, évidemment, l'on veut donner le change et l'on parlent presque toujours des mêmes en évoquant parfois seulement les petits candidats. Sont-ils moins méritants que les « gros candidats » qui versent les subventions ? Je ne le crois pas..r

C'est acquis aujourd'hui, ceux qui détiennent les cordons de la bourse de la ville, de l'intercommunalité, du Département et de la Région sont toujours ceux qui se voit privilégiés par les médias. Difficile en effet pour la presse de jouer son rôle, quand les dés sont pipés dès le départ, par les institutions elles-mêmes. Une certaine presse politique qui pour survivre, doit raison garder et ne pas trop la ramener. D'autant qu'en plus de ces subventions constituées de nos impôts et versées par nos élus à la presse, s'y ajoutent des budgets publicitaires souvent faramineux et constituant un marché, dont elle ne pourrait se passer. Je ne parle pas ici de celle prétendûment libre, et qui se soumet sans condition, par simple intérêt politique. La boucle est ainsi bouclée.

Le système est donc à revoir totalement. Un financement des médias totalement indépendant et transparent, serait à n'en pas douter, une avancée considérable pour notre démocratie et donnerait toute lattitude à la presse pour respecter au plus près sa déontologie et le travail des petits candidats, qui ont malgré tout besoin d'eux. La presse n'appartient à personne, et surtout pas aux puissants déjà confortablement installés dans des fonctions électives, qu'ils écartent cependant, jour après jour, des véritables principes démocratiques.

Marc Lewitt   

 

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