Les "motards en colère" boycottent la semaine de la mobilité et de la sécurité routière


Le mouvement de la FFMC existe depuis 30 ans et place la défense des motards au centre de ses préoccupations. A ce titre, la sécurité routière constitue une part importante des actions et des propositions.
La FFMC participe par exemple à la concertation sur les deux-roues motorisés (2RM) mise en place depuis plus d'un an à l’initiative du ministère des transports et de la DSCR. "Elle y a apporté énormément puisque l'ensemble des participants reconnait le bien-fondé de ses analyses et de ses propositions", justifie la FFMC 974 dans un communiqué.
Pourtant, la FFMC ne souhaite pas participer à la semaine de la sécurité routière dédiée cette année au problème des 2RM (deux-roues motorisés). Les motards en colère expliquent que "malgré les efforts que nous déployons au niveau national pour faire entendre une autre voix que celle du tout répressif, le gouvernement fait preuve d’un autisme affligeant, en stigmatisant sans cesse les utilisateurs de 2RM ou en imposant des mesures dogmatiques, inutiles, coûteuses et inefficaces".
Les motards "mauvais élèves de la sécurité routière"
Pour la fédération, la seule mesure-phare annoncée à ce jour suite à la concertation 2RM est l'instauration d'un CT cyclo pour 2011, prélude à un contrôle technique moto, alors même que ce sujet n'aurait jamais été abordé dans les groupes de travail.
De même, le 13 août dernier, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a confirmé que les motards, désignés comme les "mauvais élèves de la sécurité routière", seraient désormais les principales cibles des contrôles routiers. "Cette décision, qui confond volontairement victimes et responsables d'accidents, s’appuie sur une lecture plus que simpliste des chiffres d’accidentologie 2RM", s'insurge la FFMC.
Pour toutes ces raisons, la FFMC 974 refuse donc, comme beaucoup d'autres antennes, "de cautionner ce qui n'est pour le gouvernement qu'une opération de communication, alors que dans le même temps les actions gouvernementales dans ce domaine ne s'appuient que sur une répression inefficace. Pour la FFMC, la formation et la sensibilisation dans le domaine de la sécurité routière, c'est toute l'année et pas seulement une semaine par an".


