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Les députés approuvent 36 milliards d’euros supplémentaires pour les armées

Ecrit par Zinfos974 – le mercredi 20 mai 2026 à 07H14
Porte-avions Charles de Gaulle, crédit Ministère des Armées et des Anciens combattants

L’Assemblée nationale a adopté en première lecture la révision de la loi de programmation militaire voulue par le gouvernement. Le texte prévoit 36 milliards d’euros supplémentaires pour les armées d’ici à 2030 et crée un nouvel "état d’alerte de sécurité nationale".

L’Assemblée nationale a adopté, mardi 19 mai, la révision de la loi de programmation militaire prévoyant 36 milliards d’euros supplémentaires pour les armées françaises d’ici à 2030. Le texte a été approuvé en première lecture par 440 voix contre 122. Le camp gouvernemental, le Rassemblement national et le Parti socialiste ont voté en faveur du projet de loi. Une partie de la gauche s’y est opposée, dénonçant notamment plusieurs mesures jugées "liberticides". Le texte doit désormais être examiné au Sénat le 2 juin.

Pour le gouvernement, cette révision vise à adapter les capacités de défense françaises à un contexte international plus tendu. "Cette loi permet de répondre à l’accélération de la menace", a déclaré la ministre des Armées, Catherine Vautrin.

Priorité aux munitions et à la préparation militaire

Le projet ne modifie pas le format actuel des forces armées françaises, qui conserveraient 210.000 militaires d’active, 225 avions de combat et 15 frégates de premier rang. En revanche, plusieurs investissements stratégiques sont renforcés, notamment dans le domaine des munitions. Au total, 8,5 milliards d’euros supplémentaires y seront consacrés. L’objectif affiché par l’exécutif est de maintenir un haut niveau de préparation militaire face à des menaces jugées croissantes, sans pour autant placer la France dans une économie de guerre.

Le texte introduit également un nouveau dispositif baptisé "état d’alerte de sécurité nationale". Celui-ci pourrait être déclenché par décret en Conseil des ministres en cas de "menace grave et actuelle" sur tout ou partie du territoire.

Ce régime exceptionnel permettrait au gouvernement de simplifier certaines procédures administratives, notamment en matière d’urbanisme ou d’environnement, afin d’accélérer des projets liés à la défense. Ces dispositions ont été vivement critiquées par plusieurs élus de gauche.

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