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Législatives : Jean-Jacques Morel lance une « alerte cyclonique » sur une gauche « autonomiste »

Habitué des joutes électorales dans le chef-lieu, Jean-Jacques Morel repart au combat dans ces législatives anticipées sous l'étiquette du Rassemblement national, qu'il a rejoint en février dernier. L'avocat dionysien, qui aura pour suppléante Linda Samourgompoullé, compte sur la poussée du RN dans l'île pour enfin l'emporter enfin face au candidat soutenu par le Nouveau Front populaire, le socialiste Philippe Naillet, dans un remake du duel de 2022.

Ecrit par S.I. – le vendredi 21 juin 2024 à 19H55

En préambule, Jean-Jacques Morel s’est montré très critique sur la vision politique des gauches locales, accusant ses figures de prôner une autonomie dangereuse pour l’île. « Vous avez en face de nous une gauche autonomiste et indépendantiste, emmenée par les figures de la gauche à la Région, à la mairie de Saint-Denis, et bien sûr par le député sortant, dont beaucoup sont signataires de l’appel de Fort-de-France qui est à l’appel à l’autonomie », déclare-t-il.

Le candidat du RN dans la 1ère circonscription avertit que l’autonomie pourrait conduire à une situation semblable à celle de la Nouvelle-Calédonie, « de guerre civile ». « Je me suis battu avec notamment Jean-Paul Virapoullé pour verrouiller l’appartenance de La Réunion à la France. Et face à cette gauche autonomiste, je dis qu’il y a une alerte cyclonique ».

 

Pouvoir d’achat, lutte contre l’immigration illégale et sécurité

 

La campagne de Jean-Jacques Morel s’articule autour de trois thèmes principaux : le pouvoir d’achat, la sécurité et l’immigration. Sur le premier point, il propose des mesures telles que le gel des prix, la baisse des taxes sur les produits de première nécessité, l’électricité et le carburant, ainsi qu’une augmentation des bas salaires avec des compensations pour les employeurs. « Nous gèlerons les prix dans un premier temps. Nous baisserons les taxes pour l’octroi de mer et la TVA sur toute une série de produits », promet-il.

En matière de sécurité, Morel insiste sur la nécessité de rétablir l’ordre républicain. Il critique les positions de la gauche qu’il considère comme permissives envers la délinquance. « Mon adversaire, député sortant, avec ses amis mélenchonistes, dit ‘la police tue’. Quelle honte ! La police protège, la gendarmerie protège, les citoyens exemplaires, les citoyens paisibles, les honnêtes gens. Donc c’est avec de telles réflexions qu’on arrive à une société qui marche tête en bas », affirme-t-il. Le candidat RN propose des mesures fermes comme la suppression des allocations familiales pour les mineurs délinquants récidivistes et une présence de la police municipale renforcée, y compris la nuit.

 

Protéger Mayotte pour « protéger La Réunion »

 

Autre point crucial pour le candidat RN dans le chef-lieu, l’immigration. Il déclare qu’un risque existerait d’un afflux massif de populations en provenance de l’Afrique des Grands Lacs via l’archipel des Comores et de Mayotte qui aurait, selon lui, un impact sur notre île et il appelle donc à des contrôles plus stricts pour « protéger La Réunion ». « Je pense à des transferts aussi de l’administration, et là, on n’est plus dans l’immigration clandestine. On transfère des prisonniers de Majicavo, la prison de Mayotte, ici à Domenjod, et on les relâche. Donc ce danger immigrationniste est réel, alors que mes adversaires prônent l’ouverture aux quatre vents des frontières de la France et de La Réunion », dénonce-t-il.

Abordant la situation de Mayotte, Jean-Jacques Morel affirme que protéger le 101e département français est crucial pour La Réunion. Pour lui, la gauche aurait des idées « visant à réintégrer Mayotte aux Comores », arguant que cela augmenterait les difficultés pour La Réunion. « Je souhaite qu’en protégeant Mayotte, nous puissions revenir à une situation normale là-bas, ce qui va également protéger La Réunion, qui a elle-même ses propres difficultés », clame Jean-Jacques Morel.

Ce dernier en a profité pour critiquer ce qu’il appelle « un double langage » de la part de ses adversaires. « Je dénonce un immigrationnisme sauvage qui est prôné non seulement en France, mais aussi à La Réunion. Il y a un député de l’Est qui en métropole dit qu’il faut ouvrir La Réunion aux quatre vents avec Mélenchon, mais lorsqu’il est à La Réunion, dit qu’il faut arrêter de transférer les prisonniers de Majicavo ».

 

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