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Le Parc national ? Un foutage de gueule !

Ecrit par zinfos974 – le mardi 18 décembre 2012 à 14H52

Ils ont été heureux d’aller danser le maloya de l’autre côté de la planète. Sourire tranche papaye etc. Pour quel résultat ? Inscrire le nom de La Réunion dans les registres de l’Unesco. Prestigieux, n’est-ce pas ? Mais en échange de cette minable gloriole, le prix à payer est lourd, très lourd, trop lourd. Les promoteurs de ce classement n’ont jamais pris l’avis de la population !

Comme d’habitude, ils ont concocté leur petite tambouille en cachette et nous la servent sur un plateau qu’ils présentent comme étant de l’or mais n’est jamais que de la rouille ! Tout ce que notre population en retire est une litanie d’interdictions plus stupides les unes que les autres.

Déjà, lorsque j’enseignais à Marla, j’ai constaté la rage des gens de là-haut : ils voyaient pleuvoir sur leurs épaules des kyrielles d’amendes sous prétexte qu’ils laissaient leurs bœufs paître sur le plateau du Kelval. La vache est un herbivore et n’attaque pas l’écorce des tamarins. Avec quelles dents ? L’interdiction se généralise dans les hauts : plus de vaches dans les pâturages naturels, alors qu’elles y sont depuis une éternité et ne font de mal à personne. Où va-t-on les parquer, messieurs qui nous gouvernez ? Dans vos luxueux jardins ?

Voici qu’à la Plaine-des-Palmistes, on va contraindre les agriculteurs à arracher leurs champs de goyaviers ! Sous le fumeux prétexte qu’il s’agit d’une peste végétale. Tu parles, Charles. Quand une peste est si savoureuse, ce n’en est plus une. Ou alors, éradiquez aussi les martins puisque ce sont des oiseaux semeurs. Vous n’êtes pas sortis de la mélasse.

Si on suit votre raisonnement jusqu’à l’absurde, il sera interdit de ramasser les endettes dans les troncs pourris ; de cueillir des arums dans les sous-bois de Bébourg ; de récolter les fraises sauvages… Et quoi encore ?

Les interdits, surtout parés des prétextes les plus apparemment logiques, conduisent à des dérives dangereuses. A titre d’exemple : il y a quelques années, de jeunes pêcheurs sous-marins vendaient leurs prises à l’entrée de Saint-Leu ou après l’hôpital de Terre-Sainte. Ils gagnaient leur vie. Le Parc marin a abouti à ce qu’ils soient interdits de pêcher alors qu’ils ne prélevaient que des proies adultes. Aujourd’hui, ils sont au RMI.

Je voudrais rappeler ce que disait Jacques Lougnon :

« Il n’y a aucune raison pour que l’Homme et la Nature se développent séparément. Il y a une harmonie à trouver ».

Jules Bénard

 

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