Le ministre reporte ses décisions sur les statuts mais maintient ses intentions

Ce jeudi 12 décembre, Vincent Peillon a reçu toutes les fédérations syndicales pour leur annoncer ses décisions concernant les « chantiers métiers et statuts » après les 6 premiers groupes de travail concernant les personnels enseignants et les formateurs.
Il a indiqué ne vouloir prendre aucune décision immédiate sur les statuts des personnel en particulier la réécriture des décrets de 50.
Cela signifie que pour les professeurs des classes préparatoires, il renonce pour l'instant à baisser les rémunérations et aussi à modifier les obligations de service pour eux comme pour tous les professeurs du secondaire.
Il a ajouté vouloir poursuivre dès le début janvier la discussion sur les mêmes bases et principes. Le ministre a déclaré: “Il n'y aura pas de passage en force. Il faut remettre le travail sur le métier. S'il n'est pas possible de prendre des décisions pour la rentrée 2014, on verra pour 2015”
Il a annoncé pouvoir acter des mesures concernant les formateurs du premier et du second degré et les conseillers pédagogiques en matière de régime indemnitaire et de décharge de service.
S'agissant des conseillers pédagogiques du premier et du second degré, il annonce renoncer à l'annualisation de leur temps de travail.
Il annonce vouloir poursuivre en janvier la discussion sur l’Éducation prioritaire sur les bases initiales, notamment en matière de pondération horaire.
Pour Force Ouvrière il s'agit d'une première prise en compte de la formidable mobilisation des professeurs du secondaire et de CPGE en grève depuis le 9 décembre et d'une première réponse aux centaines de prises de position contre les projets du ministre dans les établissements secondaires.
Force Ouvrière a demandé au ministre d'annoncer que les décrets du 25 mai 1950 qui définissent les obligations de service des professeurs certifiés, agrégés, PEPS, chaires supérieures des lycées, collèges, classes préparatoires et BTS en maxima hebdomadaires d'heures d'enseignement dans leurs disciplines de recrutement seront intégralement maintenus à la rentrée 2014.
Force Ouvrière a demandé que les bases de la discussion soient modifiées parce que les mêmes causes engendrent les mêmes effets : alourdissement de la charge de travail, pressions locales, remise en cause de la liberté pédagogique, baisse des rémunérations. Les personnels ont raison de refuser de travailler plus pour gagner moins et d'enseigner sous pression.
Le ministre a répondu qu'il veut poursuivre sur les mêmes bases et principes mais « sans urgence ni pression » « pour ne pas déstabiliser les établissements ».
Le SN-FO-LC appelle ses militants à poursuivre la campagne d’information et de mobilisation de personnels, à multiplier les prises de position exigeant le maintien de toutes les garanties statutaires et posant toutes les revendications, notamment en matière de rémunération et de conditions de travail.
Le SN-FO-LC réaffirme son soutien à l’ensemble des professeurs de classes préparatoires et du secondaire et à leur
exigence de retrait définitif du projet du ministre.
Les annonces du ministre prouvent que les personnels ont raison lorsqu'ils veulent le maintien de leurs garanties statutaires.
Le SN-FO-LC


