Le diagnostic du mal-être au travail est posé !
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La conjoncture actuelle semble favoriser ce regain d’inquiétude qui s’installe de plus en plus sur le moral des Français.
Le chômage progresse chaque jour davantage et les derniers chiffres (9,9% de la population Française) en témoignent un peu plus, du mal être des sans emplois.
Mais conjointement, ceux qui ont un emploi, mettent aussi en évidence que le mal être au travail s’aggrave.
S’appuyant du rapport de la mission sénatoriale, rendu ce mercredi 7 juillet, qui précise qu’un salarié sur cinq se plaint d’une charge de travail excessive, et que 30% déclarent être victimes d’agressions verbales ou de souffrir de conflits de valeurs.
Le document met en avant "les mutations du monde de travail, mutation qui se traduit par la recherche de performance à tout prix". Des individus sommés de faire plus, toujours mieux, toujours plus vite…
Ce qui s’explique par un isolement croissant des salariés, la perte du sens de travail, dévalorisation professionnelle, individualisation…etc. Qui se nourrissent par des diverses manifestations : stress, mal-être, inquiétude …
Dont les conséquences peuvent aussi se développer sous des formes encore plus aggravées : angoisse, souffrance, épuisement au travail (burn-out), dépression, ...même donner lieu à différents types de comportements : agressivité, comportements violents, comportement d’addiction (alcool, prise de médicaments,...) voire suicide.
Devant ce diagnostic préoccupant du monde de travail et du mal être au travail, le rapport sénatorial, ouvre trois chantiers : l’amélioration du management, celle de la médecine du travail et celle du code de travail.
Il est tout à fait vrai que l’alerte étant donné de mieux former les managers à la gestion d’équipe et de doter d’un socle minimum de connaissances sur la relation santé et travail.
Ce qui me renvoie au rapport de septembre 2009 de Mme De Singly à l’époque Directrice de l’institut du management sur les cadres hospitaliers. Elle, qui avait mis en évidence l’importance de "la ligne managériale" et de positionnés les cadres dans une extension de la dimension managériale, tester leur capacité et leur accompagner dans tout changement.
Le rapport de Mme De Singly préconise aussi que "la logique compétence et la logique du curriculum doivent se substituer à terme à la seule logique de connaissance". Disant même qu’un cadre est "la clef du changement, le maillon central, le pilier du service…".
Mais derrière cette clé de voûte qu’est le cadre. Il y a surtout l’équipe et les missions de cette équipe, qui doivent répondre à un travail, autour de la qualité et de l’efficience.
Cela nous rappelle la citation de ce grand sportif français, Franck Piccard : "la Réussite appartient à tout le monde. C’est au travail d’équipe qu’en revient le Mérite".
A travers cette phrase, à chacun de tirer ses propres conclusions sur les réponses à apporter au mal être au travail. Le chantier reste ouvert plus que jamais.
Car, la réflexion du bien être au travail et de l’efficacité ne sont pas antinomiques ! Mais encore faut-il s’attaquer aux causes réelles de ce mal être.
Cela me rappelle une expérience de huit années (1970 à 1978) comme "travayer tabisman" à l’usine sucrière de Stella !
Jean Claude COMORASSAMY.


