Le CNARM de Lyon et d'ailleurs
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Après les nombreux témoignages entendus dans les médias réunionnais concernant la mobilité, j'aimerais attirer encore une fois l'attention des lecteurs sur les services du CNARM et de la Mobilité, ayant connu ce dispositif et l'ayant testé, j'ai eu l'occasion de voir et de percevoir son fonctionnement et je souhaiterai apporté ici mon avis, mon expérience vécu de mobilité et poser un certain nombres de questions sur le dispositif existant qui me semble aujourd'hui désuet.
J'aimerai savoir combien coûte réellement ce dispositif et quel résultat concret concernant l'emploi et l'intégration des personnes cherchant une solution à leur chômage par une intégration sociale par l'emploi en métropole s'appuyant sur l'aide du Conseil Général de La Réunion et de ses services.
Le dispositif DEEP est il une arnaque ?
Concernant ce dispositif et l'accompagnement proposé (si on peut parler d'accompagnement) il s'agit de venir en métropole pour une période de deux mois pour faire une recherche « active » de travail, il se traduit pour l'accompagnement d'être suivi par un conseiller, une heure de rendez-vous par semaine, et de faire le point sur votre recherche d'emploi et normalement vos difficultés. Mais voilà, bien souvent avec un grand nombre de personnes à gérer cela ne se passe pas vraiment comme cela devrait se passer. Sans compter qu'il faut avoir la tête du bon client, sympathique et ne pas avoir l'esprit de contradiction...
un hébergement est mis à votre disposition pour une durée de deux mois, logement plus ou mois salubre, si je prends le cas par exemple d'un immeuble à Lyon quartier de la Guillotière, vous serez bien vite dégoûté de l'état de vétusté du bâtiment et des chambres mis à disposition par le CNARM pour cette durée.
Comme revenu on vous verse 300 euros tous les quinze jours pendant deux mois, pour manger, et subvenir a quelques besoins. Attractif me diriez-vous ?
Bien souvent si la situation ne vous convient pas, et que vous avez le malheur de faire quelques remarques, on vous rappelle avec audace que cela coûte 5000 euros à la société réunionnaise de vous donner cette « chance », mais ces personnes ils oublient que ce sont nos parents et nous qui le payons, par les impôts directs ou indirects et qu'avec ces mêmes impôts que sont grassement payés nos cher(es) élu(e)s, ainsi que le personnel du CNARM Réunion et Métropole qui nous infligent ce calvaire...
Au bout d'un mois et demi on vous invite à commencer à rechercher un autre lieu de résidence et l'on vous oriente avec un grand sourire vers les foyers ADOMA, chambre d'environs 20 m2, généralement sans douche ni toilette et sans cuisine, ils vous faut partager ces parties communes avec les autres occupant de la résidence. Laisser moi vous décrire l'ambiance de ces foyers, quand vous arrivez en bas de la résidence, vous êtes accueillis par toutes sortes de détritus jonchant le sol. Ils sont jetés du haut de l'immeuble par les occupants, papiers toilettes usagers, canette de coca ou de bière, paquet et mégot de cigarette et encore d'autres choses dont je n'ai pas envi de parler ici. Ces résidences, pour appâter la clientèle réunionnaise avec l'aide insidieuse du CNARM, vous fait miroiter la possibilité d'avoir un studio avec douche à l'intérieure de la chambre et souvent quand arrive le moment de la visite et de la signature vous annonce que le studio vient d'être pris et étant dans une situation d'urgence, vous n'avez plus le choix que d'habiter dans ces taudis, ainsi commencera le début de votre marginalisation, dans ces lieux où la drogue tourne à fond, vous imaginez déjà en précarité et dans un environnement hostile, si vos jeunes n'ont pas un volonté de fer, la descente aux enfers commencera rapidement.... Merci Madame et Monsieur Dindar. Enverriez-vous vos enfants dans de tels endroits?
Mais l'on vous dira que vous avez au bout de deux mois la possibilité de rentrer chez vous et qu'un billet d'avion vous attend, d'ailleurs bon nombre de personnes y renoncent, pour exemple en mai un couple venu s'installer en métropole et ayant trouver du travail dans un hôpital décide de rentrer à La Réunion ne disposant d'aucune aide pour se loger en un si court terme, a moins que de s'installer dans les conditions décrites plus haut. Certes ils y en a aussi qui sont juste venus pour assister à la gay pride du mois de juin. A quoi sert ce gaspillage d'argent ?
Plus de la moitié des personnes venues trouver un travail au mois de mai sont retournés à La Réunion , et ceux qui sont restés aucun appelle du CNARM, plus aucun contact après ces deux mois, vous pouvez crever dans la nature vous ne faîtes plus parti de ce dispositif... Mme et Mr Dindar cela vous semble t-il juste ? Le feriez-vous à vos enfants ? Et pourquoi le faire au enfants des autres ?
Venons-en à l'équipe lyonnaise du CNARM, elle est dirigée par une élue lyonnaise originaire de La Réunion, (exemple de la réussite sociale me diriez-vous). Nous l'appellerons la « Dame de Fer », par ces méthodes brusques, sa toute puissance, brillant par son manque d'accueil, son in-hospitalité, son manque d'humilité, bon nombre d'entre nous pourrons témoigner de son manque d'empathie vis à vis de ces compatriotes réunionnais (souffrant certainement du syndrome du goyave de France) Il vous faut être dans les bonnes grâces de son altesse sérénissime, héritière depuis une vingtaine d'années du trône du CNARM de Lyon, pour bénéficier de sa gratitude et de sa compréhension, il vous faut être envoyer par une de ces connaissances ou encore exceller dans l'art de la flatterie... ou être fils de …
A ce propos, je vous présente la deuxième personne de ce système, homme plutôt mou souvent à côté de la plaque et endormi, fils d'un ami de son altesse arrivé à ce poste d'agent administratif, par les bonnes grâces de sa royauté. Ce poste qui avait été imaginé par des jeunes en mobilité à l'époque qui n'en ont pas bénéficié. Ça sert d'avoir des ami(e)s...
Cet employé chargé de répondre au téléphone de prendre les messages et de bloquer les appels dérangeant... mais sa tâche principale est d'aller chercher les nouveaux arrivants « du petit commerce lucratif ». A l'exception des week-end et des jour férié...
La troisième personne en poste depuis une vingtaine d'années aussi, s'avérait être dans les débuts de sa mission, d'après les dire, quelqu'un qui se donnait sans compter, jusqu'à se lever à 5h du matin pour accompagner CNARMIENS aux entretiens d'embauche dans les recoins de Lyon. Mais l'époque des bonnes grâces est bien révolue, et surtout les intérêts ne sont plus les mêmes.. n'est ce pas? Aujourd'hui sa plus grande motivation est de se protéger pour qu'il n'y ai aucune plainte envoyer contre elle à ses supérieures, alors elle use d'intrigue, demandant aux personnes de faire des courriers auxquels elle ne répond jamais, de peur de n'être inquiétée... on se protège comme on peut de son inefficacité.
Le procédé du CNARM de Lyon comment faire du vieux avec du neuf ?
La problématique, comment trouver un souffle nouveau avec une équipe vieillissante, qui n'a su durant toutes ces années apportés du renouveau à la mission que la société réunionnaise leur a confié, ils ne se sont jamais remis en cause, et leurs supérieures ne les ont jamais remis en cause, sinon il n'y aurait pas autant d'échec à ces dispositifs.
Traitant avec mépris ces jeunes, moins jeunes contraint de s'exiler pour trouver un travail, laissant bien souvent famille, amis, pour trouver un avenir meilleur... ces responsables oublient que ces personnes ne quittent pas leur pays de gaîté de cœur, bravant le racisme légendaire lyonnais et en plus le mépris de personnes soit disant là pour les aider, les orienter, et qui indirectement payent leur salaire.
Parlons un peu du travail de ces agents du conseil général, on pourrait dire que ces conseillers fournissent une aide concernant la présentation du C.V., de la lettre de motivation et parfois selon votre corps de métier vous donne un listing (la plupart du temps les adresses sont erronées) pour vos démarches de recherche d'emploi. Voilà sommairement leur mission concernant le DEEP, aucun vrai suivi, vu le temps imparti pour trouver du travail, si vous souhaiter les joindre au téléphone, ils sont toujours indisponible et ne vous rappelle jamais ou vous demande de faire un courrier auquel ils ne répondent jamais. Ces courriers permettent de justifier leur travail auprès de leur supérieur et servent généralement à les couvrir en cas de pépin. Drôle de stratégie me diriez-vous.
Je m'adresse maintenant à vous madame la présidente du conseil général de La Réunion, à mr le président du CNARM, à mesdames et messieurs les élu(e)s du conseil général de la majorité et de l'opposition, ainsi qu'aux députés et parlementaires de La Réunion.
Quand remettrez-vous à plat ce système de mobilité ainsi que ces dispositifs ?
À quand une évaluation indépendante de ces dispositif de mobilité du CNARM ?
À quand le renouvellement du personnel « conseillers » chargé de suivre et d'accompagner comme il se doit et dans le respect les jeunes et moins jeunes Réunionnais à la recherche d'un emploi en métropole et principalement à Lyon ?
À quand mesdames et messieurs les députés une enquête parlementaire sur ces dispositifs désuets, coûteux et inefficaces à la solde des contribuables réunionnais ?
Et je souhaite enfin qu'il y ait une enquête de la cour des comptes sur le coût réel de ces dispositifs, afin que nous et la population réunionnaise puisse connaître exactement son efficacité ou son inefficacité


