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Le climat… Et les autres crises

Ecrit par zinfos974 – le lundi 23 mai 2016 à 10H26

La crise climatique a pris une telle importance qu’elle en vient à occulter, dans les politiques publiques, les autres crises environnementales, qui n’en sont pas moins importantes, comme la pollution atmosphérique, la pollution de l’eau, l’érosion de la biodiversité, ou même la dégradation des sols sous l’effet des agents chimiques. On peut le démontrer en comparant les décès prématurés ou les coûts économiques de ces différents phénomènes, voire les coûts sanitaires. Ainsi, le changement climatique, en additionnant les guerres climatiques aux problèmes d’eau et de faim dans le monde, c’est 18 millions de morts annuelles.

La pollution de l’air, c’est 7 millions de morts dans le monde, dont 3.7 du fait de la pollution de l’air intérieur, et à 90% cela concerne les pays en voie de développement. En France, même à +3.5°C, le nombre de décès attendu est de +13000. Or la pollution de l’air intérieur sera estimé à +20000, et la pollution atmosphérique à +80000. La France est l’un des grands pays de biodiversité, faisant partie des Mégadivers. Elle figure au deuxième rang pour les pertes d’espèces depuis le début du siècle. La proportion des eaux potables nécessitant un traitement avant distribution est de 100% en Ile de France, et de 65% en Bretagne, où elle ne cesse d’augmenter. Les problèmes du manque d’énergie, de l’épuisement des ressources, de la perte de l’humus et de la pollution atmosphérique et de l’eau, sont tous les symptômes d’un unique problème plus fondamental : la croissance.

Tant que notre système économique demandera une croissance infinie, aucune réforme ne sera possible. Dans ce cas, de quoi notre futur sera-t-il fait ? - Les optimistes croient que la croissance durera indéfiniment, sans limites ; - Les pessimistes pensent que nous allons vers un nouvel âge de pierre, ou vers l’extinction (ce serait la sixième pour cette planète !). La vérité est peut-être entre ces deux extrêmes. A #NuitDebout, nous souhaitons une société post-croissance, un retour à un état plus simple, dans lequel la consommation énergétique serait bien moindre. Cela signifie un autre mode de vie : plus de travail manuel, de travail agricole, et de production locale de biens, de nourriture, et de services. Comment se préparer à un tel futur éventuel ?

Attendez-vous à moins de nourriture et de biens venant de loin, redécouvrez la marche et le vélo, habituez-vous à dépenser moins d’électricité, débarrassez-vous de vos dettes, évitez les banques, court-circuitez la grande distribution, soutenez les entreprises locales, achetez vos aliments directement aux paysans locaux. Pourquoi ne pas remplacer votre pelouse par un potager ? Et pourquoi ne pas cultiver les espaces publics dans nos villes, comme à Totnes ? Apprenez à conserver vos aliments.

Envisagez l’utilisation de monnaies locales au cas où le système économique s’écroulerait. Et développez une plus grande autosuffisance. Ces mesures ne permettront pas d’éviter un effondrement, mais elles amélioreront nos chances dans un futur où l’énergie sera comptée, où nous devrons être plus autonomes. Tout comme nos ancêtres l’étaient.

Bruno BOURGEON www.AID97400.re #NuitDebout

 

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