La Réunion face à une recrudescence de la leptospirose et à un nouveau cas de Mpox

Plusieurs maladies infectieuses continuent de circuler activement à La Réunion. Entre recrudescence de la leptospirose, progression de la dengue et apparition de cas de Mpox, les autorités sanitaires appellent à la vigilance.
La situation épidémiologique reste sous surveillance étroite à La Réunion, avec plusieurs maladies infectieuses simultanément en circulation. La dengue et le chikungunya progressent, tandis que la leptospirose atteint un niveau élevé et que des cas de Mpox continuent d’être recensés sur le territoire, indique Santé Publique France dans son bulletin épidémiologique du vendredi 27 mars.
Depuis le début de l’année, 39 cas de dengue et 21 cas de chikungunya ont été identifiés, tous autochtones. Si le chikungunya reste limité à des cas isolés, la dengue montre des signes de progression, notamment avec des regroupements de cas observés à Saint-Leu et à Saint-Paul.

La dynamique de la dengue s’accentue au fil des semaines. Lors de la semaine passée, 12 nouveaux cas ont été recensés sur le territoire réunionnais, confirmant une tendance à la hausse amorcée les semaines précédentes.
Huit communes sont désormais concernées par des cas, réparties entre l’ouest, le sud et le nord de l’île. Les conditions météorologiques actuelles, favorables à la prolifération des moustiques, entretiennent cette circulation du virus.
Face à cette situation, les autorités sanitaires insistent sur la nécessité d’un diagnostic rapide, notamment en raison de symptômes proches entre dengue, chikungunya et leptospirose, qui peuvent compliquer la prise en charge.
Leptospirose : une recrudescence à un niveau élevé
La leptospirose connaît une recrudescence saisonnière importante. Depuis le début de l’année, 102 cas ont été déclarés, avec une augmentation notable au fil des mois : 21 cas en janvier, 42 en février et déjà 39 en mars.
La maladie touche particulièrement le sud de l’île, où près d’un cas sur deux est recensé, notamment au Tampon, à Saint-Louis et à Saint-Joseph. L’est est également concerné avec plus d’un tiers des cas.
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La gravité de la situation est renforcée par le taux d’hospitalisation élevé : près des deux tiers des patients ont nécessité une prise en charge hospitalière, et un décès a été enregistré.
Cette recrudescence s’explique en partie par les conditions climatiques de l’été austral, favorables à la survie de la bactérie dans les milieux humides, augmentant les risques de contamination.
Mpox : des cas importés et des transmissions locales
La variole du singe, désormais appelée Mpox, reste également surveillée. Un nouveau cas a été signalé au cours de la semaine, portant à huit le nombre total de cas recensés depuis le début de l’année.
Parmi eux, quatre sont des cas importés, principalement en provenance de Madagascar, tandis que quatre autres sont des cas autochtones, dont plusieurs liés à des transmissions secondaires.
Les autorités sanitaires appellent à la vigilance, notamment pour les personnes revenant de zones à risque, et rappellent l’importance d’un signalement rapide en cas de symptômes évocateurs.


