La ravine "des Poux" ou dîtes le avec des fleurs

En allant sur la route dite des Tamarins (étymologie arabe signifiant « dattes de l’Inde ») qui aurait dû s’appeler la route "des bois de lait", car elle a été tracée sur le lieu de prédilection de ces plantes endémiques (lire les cent plantes endémiques et indigènes de Raymond Lucas). Il est fort probable que cette route ait été dénommée ainsi par les ingénieurs d’alors, pour faire plaisir au sens gustatif de l’ancien président de la Région (il faut cependant rendre à Paul ce qui a été fait, cette route existe et elle est bien utile même si elle a coûté bien plus cher que prévu).
Bref, sur cette route pratique et agréable qui relie Saint-Denis à Saint-Pierre de La Réunion, il est un lieu-dit appelé, « la Ravine des Poux » (sic !)
Etonnant ? Nous connaissions l’absurdité de "Sindni" (mairie de Saint-Denis) ou celle de l’actuel Parc National qui à l’Unesco fait écrire « Kank » pour quand !
Ces cuistres ! Veulent nous faire prendre les pissenlits pour des bougies.
Et, chaque jour nous découvrons des perles ou des bourdes qui, font bien sourire.
Par exemple nous connaissons tous l’histoire de Gaston Lagaffe qui, pour faire rire son petit neveu, lui raconte l’histoire des papoux papa à poux pas papa etc.
Nous avons pour notre part, une nouvelle dénomination abracadabrantesque. La question qui demeure et que je soumets aux ingénieurs de la DDE est la suivante : "qui sont ces petits poux qui se promènent dans cette ravine sus-citée ?"
Ayant certainement trouvé la clef de l’énigme et comme nous sommes en pleine effervescence patrimoniale, je la soumets à nos amis lecteurs et au directeur poseur de plaque et responsable de la dite dénomination. En allant au domaine de "Mon Caprice" pour la conférence de presse du dernier ouvrage de Gilbert Canabady avec mon ami Antoine Pitchaya professeur de civilisation indienne, ce dernier me précisa qu’en Tamoul, l’epou (phonétiquement) signifierait tout simplement « les fleurs ».
Il est donc probable qu’antan, cette ravine était remplie de jolies fleurs. Et que les engagés indiens la dénommèrent tout simplement ravine « Epou ». D’où sa dénomination actuelle Ravine des Poux.
Transcrit littéralement par les responsables de l’administration qui ne connaissent pas le pays et ne sont pas intéressés par l’étymologie des langues, qui pourtant donne bien des solutions à nos interrogations, je propose donc à Monsieur le directeur de la DDE et à Monsieur le Préfet, à qui nous souhaitons la bienvenue chez les fadas dans notre bon pays Bourbon, de changer la plaque du délit qui ne respecte pas l’intégrité de la langue Tamoule et de la dénommer Ravine Fleurie... ou Ravine "Epou". Et d’y faire planter en abondance des Azalées pour l’appeler un jour Ravine des Azalées, fleurs belles et panachées qui ornent les contreforts de l’Himalaya, notre grand toit du monde. Chiche ?
Christian Vittori


