La mouche BB repe?re?e en Oce?an Indien

La mouche BB présente des symptômes de dégénérescence: apparence négligée, incontinence verbale exprimant un délire paranoïaque et de persécution. Des examens approfondis menés par les non-savants émérites du CCK, concluent avec certitude à une modification génétique appliquée sur la créature volante. Un gène malfaisant inclus depuis longtemps à l’insecte, a atrophié ses fonctions de discernement et accéléré, semble-t-il, le processus de sénilité de la mouche BB.
Partant, est-elle comestible? En effet, nos éminents cordons bleus du CCK prévoyaient un cari, un civet ou un rougail de mouche BB. Mais les qualités gustatives de l’insecte étant douteuses, elles ne pourraient égaler notre fameux rougail zandètes local. Le CCK, sourcilleux, élitiste et prudent, émet des réserves et préconise l’empaillage immédiat et l’exposition du "spécimen le plus couillon de son espèce".
La mouche BB, de surcroît, ne présente aucune utilité pour l’écosystème planétaire, vu son degré zéro de sociabilité et de capacité d’adaptation. En revanche, la mouche BB contribue efficacement au ramollissement de ses congénères. C’est pourquoi notre mouche créole ne peut craindre un grand remplacement par une telle andouille de mouche BB.
Certes, sa piqûre n’est pas mortelle, mais la coquine peut néanmoins entraîner une perte de la sociabilité, une réduction du champ de vision et un délire paranoïaque pour les sujets les plus faibles d’esprit, s’achevant par une haine de leurs semblables.
Cette étude minutieuse menée avec désintérêt par le CCK, résulte de l’urgence à informer la population insulaire réunionnaise ainsi que ses descendants, ascendants, collatéraux, diasporaux, spirituels, par alliance et affinitaires.
"Pa Kapab lé mor san essayé"


