La leptospirose demeure "à un niveau élevé", déjà 16 cas recensés en mai

Santé publique France continue d'alerter sur une forte circulation de la leptospirose à La Réunion. Depuis le début de l’année, 189 cas ont déjà été recensés, avec un pic historique atteint au mois de mars. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance, notamment lors des activités en eau douce.
La leptospirose continue de circuler activement à La Réunion. Dans son dernier bulletin hebdomadaire publié ce vendredi 22 mai, Santé publique France confirme « la poursuite de la recrudescence saisonnière de la leptospirose en cours à un niveau élevé ». Depuis le 1er janvier, 189 cas ont été déclarés sur l’île et 16 ont déjà été recensés au cours de ce mois de mai.
Les autorités sanitaires soulignent que les conditions climatiques de l’été austral ont favorisé la survie de la bactérie dans les milieux humides et les eaux douces, augmentant ainsi les risques de contamination. « L’été austral avec des conditions climatiques favorables à la survie de la bactérie dans l’eau douce et les environnements humides augmentent le risque de contamination lors d’activités conduites dans ces milieux, sans protection suffisante », précise le bulletin hebdomadaire.
Un pic historique atteint en mars
Parmi les 189 cas recensés depuis le début de l’année, 21 ont été enregistrés en janvier, 42 en février, 68 en mars, 42 en avril et déjà 16 en mai. Santé publique France note que « le pic a été atteint en mars à un niveau jamais décrit depuis la mise en place de la surveillance ».
Le mois de mars dépasse ainsi les précédents records observés en 2024, année déjà particulièrement marquée par la maladie. « Le mois de mars, avec 68 cas, dépasse le maximum atteint en 2024 », souligne encore l’agence sanitaire.
Si une baisse semble désormais être amorcée depuis avril, les autorités restent prudentes. « La recrudescence saisonnière se poursuit », rappelle Santé publique France.
Le Sud reste le territoire le plus touché avec 43 % des cas recensés, soit 82 contaminations. Le Tampon concentre à lui seul 27 cas, devant Saint-Joseph avec 22 cas et Saint-Louis avec 13 cas. L’Est représente 29 % des cas avec une forte concentration à Saint-Benoît et Saint-André.
La maladie continue également de provoquer des formes sévères. Parmi les patients pour lesquels les données étaient disponibles, 92 ont été hospitalisés, soit 62 % des cas. Un décès directement lié à la leptospirose a également été enregistré depuis le début de l’année.
Santé publique France attire aussi l’attention sur l’augmentation des contaminations liées aux loisirs en eau douce. « Cette année, le nombre de cas rapportant des hypothèses de contamination en lien avec les loisirs en eau douce (baignade, pêche, canyoning…) est plus important qu’en 2025 », indique le bulletin, avec déjà 33 cas signalés contre 12 à la même période l’an dernier.


