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La fin des lumières

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 14 avril 2010 à 11H17

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Le politiquement correct, et la morale sont en train de reprendre le dessus dans nos sociétés. L’irrévérence et les libertés d’opinion ne sont plus de mise. Une certaine morale, basée sur le fait religieux reprend petit à petit le dessus. Partout la laïcité, et la liberté, en somme, reculent. Dans une société où on ne peut plus rire de tout, les libertés disparaissent les unes après les autres. Beaucoup d’éléments montrent ce retour en arrière. L’un d’entre eux concerne l’irrévérence. Aujourd’hui, on ne peut plus l’être nulle part. Là encore, la laïcité et la République ont perdu la bataille contre les ordres anciens. Ces schémas sociologiques classiques d’antan sont entrain de se remettre en place. Les affaires liées à Guillon, à Zémour et plus avant à Bedos, alimentent les chroniques comme si on n’avait plus le droit de rire de tout. Et surtout de s’attaquer aux pouvoirs en places. Les grands, les puissants ne doivent pas être mis en cause.

D’ailleurs, notre président nous l’a signifié dans la campagne en "voulant en finir avec l’héritage de Mai 1968".

Partout les libertés reculent. Mais ce n’est pas le plus grave. Si la conscience du peuple reste libre, alors la résistance peut s’organiser. Malheureusement, partout, des attaques de plus en plus dures sont portées contre liberté de penser.

Elles peuvent être le fait des politiques, avec le démantèlement progressif des tous les acquis sociaux.
La ligne directrice de la politique gouvernementale est un retour en arrière. Et cela sur tous les plans. On n’en pas encore à l’Amérique de Georges W. Bush. Mais, on n’en est pas loin. Et enfin, il y a le fait religieux. Les réactionnaires sont entrain de reprendre le pouvoir. Pourtant, ils prêchent la bonne parole. Et partout, la laïcité et la République reculent. La société, de son état de république, qui doit intégrer tous ses enfants, est entrain de devenir multi polaire par le biais d’un repli confessionnel très très fort. Avant, on catégorisait les gens selon leurs richesses. On a aboutit à une société très inégale. Et la lutte des classes est apparue.

Puis, on a essayé de créer une société moins matérialiste avec des vrais libertés de paroles, d’actes et de conscience. Là encore, l’aspiration à la liberté est tombée sous les coups des tenants de la morale. Aujourd’hui encore, ses attaques continuent.

Notre société est aujourd’hui divisée en deux clans. Ceux qui prônent la liberté et la laïcité, républicains jusqu’auboutistes, doivent presque se cacher, et avoir honte maintenant. Dans l’autre camp, les religieux s’unissent tous contre les piliers qui font notre modèle de civilisation. Antagonistes parfaits, se déchirant entre eux à la moindre occasion, les juifs, les musulmans, les catholiques, les évangélistes etc... condamnent, tous, les progrès de la République. Pour eux, un seul but : instaurer une théocratie. C’est d’ailleurs déjà un peu le cas quand Sarkozy fait tant de concessions aux représentants du Conseil Français du Culte Musulman, aux représentants de l’Eglise Catholique et aux arcanes juives.

La question de la burqa est symptomatique de la prise de pouvoir du fait religieux en France. Tout d’abord, rien dans l’Islam n’oblige la femme à porter à la burqa. C’est une coutume venant de cultures et de pays étrangers. En tant que tel, le débat ne devrait même pas exister en France. Et même si la burqa avait un fondement religieux ? En 1905, la République a séparé l’Etat et le religieux. Et la laïcité est bien de garder le religieux dans la sphère du privé, et pas dans les espaces publiques.

Tout Cela est symptomatique de ce retour en force des religions et du recul des libertés des consciences, des libertés tout cout d’ailleurs. Et le pire est à l’avenant. Car les religions n’ont jamais prôné l’égalité entre les hommes.

Dans toutes les religions, il y a une classification naturelle qui se met en place selon que l’on soit riche et puissant ; La Bible, la Torah et le Coran ne disent-ils pas : "tous les hommes ne sont pas égaux en croyance". Et que les soi disant plus croyants ont plus de valeur que les autres. Cela se ressent dans la société. Il y a une classification des hommes à qui on donne, artificiellement, différents rangs sociaux. C’est donc l’antithèse de la République. D’autre part, la religion est par essence, violente. Quelque soit la religion, les rapports de force sont tout ce qui compte.

A ce petit jeu, la femme est évidemment quantité négligeable. Les trois grandes religions monothéistes sont, avant tout, fait pour les hommes, par les hommes, contre les femmes. De par les livres saints, les hommes ont quasiment tous les droits, et les femmes tous les devoirs.

Il y a là une vraie régression idéologique. Pourtant, ce ne sont pas les femmes que l’on voit dans les hordes de hooligans…

Tout cela montre bien le recul des libertés, et surtout, des aspirations à la liberté.
Et peut être, quelque part, est ce l’acte de décès de l’esprit des lumières ?

BERTIL Bertrand Reshad

 

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