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Justice : Ils veulent être jugés, le tribunal en décide autrement

Quatre prévenus soupçonnés d'être impliqués dans une affaire de trafic de stupéfiants devaient être jugés ce mercredi en comparution immédiate devant le tribunal de Saint-Pierre. Mais en raison du mouvement de grève de la magistrature, le tribunal n’était pas en mesure d’assurer sereinement la tenue du procès. L’audience a été renvoyée, malgré le souhait des protagonistes d’être jugés.

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 15 décembre 2021 à 19H04

« Vous risquez tous 10 ans de prison. La peine est trop lourde pour que l’on traite ce dossier dans ces conditions », annonce la juge Sylvie Roy aux 4 prévenus d’une affaire de trafic de stupéfiants pour expliquer sa décision de renvoyer le procès.

La cause de ce report : la grève de la magistrature. Ce mercredi, il a été difficile de trouver des magistrats pour assurer l’audience. Surtout, la gestion administrative a été ralentie et les membres du tribunal n’ont reçu l’énorme dossier qu’à 11h pour une audience prévue à 14h.

Pour le juge, comme pour la procureure, il était impossible de pouvoir assurer un procès dans de telles conditions. Cela au vu de la complexité du dossier et du risque encouru de 10 ans de prison pour les prévenus. La juge a préféré renvoyer l’audience.

Les prévenus voulaient être jugés

Dans ce dossier, c’est le profil des prévenus qui étonne. Entre un étudiant insoupçonnable, un altermondialiste papa poule, un jeune au passé douloureux qui s’en est sorti et un père de famille sans histoire, le casting est plutôt original. Surtout, aucun d’eux n’a de mention sur son casier judiciaire.

Malgré les conseils de leurs avocats, favorables à un renvoi, ils préféraient tous être jugés ce mercredi. Finalement, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 25 février 2022.

Restait la question de la détention ou non des prévenus. La procureure Simona Pavel a demandé de maintenir l’un d’entre eux en détention jusqu’au procès. Elle le considère comme le « point d’ancrage » du dossier. 

La juge a décidé de placer les autres sous contrôle judiciaire. Ils ont en plus une obligation de soins, l’interdiction d’entrer en contact les uns avec les autres, l’obligation de pointer à la gendarmerie et l’interdiction de quitter le département.

 

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