Juliette CARANTA-PAVARD au Dr Thierry MICHAUD-NERARD, Président de l' A.C.L.M.R.
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Je termine la lecture de votre « tribune » parue dans le Quotidien de ce jour, Dimanche 21 Octobre 2012 sous le titre : « La criminologie et la violence de la délinquance »
Ma longue et intense pratique des prétoires réunionnais ( en qualité de prévenue…) me permets de vous dire que si les magistrats-peï ont choisi d’accorder tout crédit aux « experts » psychiatres c’est qu’il y a une bonne raison : en se contentant de « psychiatriser » un criminel ils se simplifient le verdict et se dispensent d’aller plus loin dans la recherche des causes profondes de cette terrible violence, spécifiquement réunionnaise, n’en déplaise aux « étouffeurs » locaux.
J’ai pris connaissance de certaines de vos analyses et je me suis attardée sur votre « Tribune Libre » parue dans le Quotidien du 29 Mars 2009 : « Le conjoint violent perpétue la violence globale », titre qui à lui tout seul est tout un programme…
Je regrette que dans vos actuelles publications vous n’ayez pas fait un rappel de ce document, qui dit bien plus clairement ce que vous ne faites que suggérer aujourd’hui et qui échappe aux non-initiés.
Je ne sais pas si les responsables et les membres « acteurs » du C.E.V.I.F. ont connaissance de ce document ; si oui, je doute qu’ils en aient tiré profit, à en juger par la pérennisation d’actions médiatiques, sans aucun effet sur ce que vous nommez « violence globale » qui, à mon avis, fait appel à d’autres investissements.


