Il fracasse le visage de son voisin à coups de crosse : un Bénédictin lourdement condamné

Jugé ce vendredi 3 avril pour des violences avec arme, un homme a été condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis, après avoir violemment agressé son voisin en décembre 2023 à Saint-Benoît.
Cette affaire aurait pu être criminelle, tant la violence des coups est inouïe. Le 9 décembre 2023, un homme hurle, alcoolisé, dans un quartier de Saint-Benoît. Leur voisin, en pleine fête d’anniversaire, lui intime de se taire.
Brusquement, un autre individu surgit de la maison familiale : il s’agit de Jean-Hugues D. L’homme qui hurle est son père et le ton monte avec les voisins. Pour « défendre » son géniteur, Jean-Hugues D. se saisit d’une arme à feu.
Tirant à blanc, il souhaite effrayer les voisins. Or, lorsqu’un d’eux s’approche de l’homme armé, la situation dégénère : la victime reçoit plusieurs coups portés à l’aide de la crosse.
Un doigt sectionné
Dans le feu de l’action, la victime déclare que Jean-Hugues D. lui a sectionné un doigt à l’aide d’une arme blanche. Interpellé, l’agresseur comparaît ce vendredi 3 avril devant le tribunal correctionnel.
La version qu’il livre diffère sensiblement de celles des témoins et de la victime : selon Jean-Hugues D., ce sont les voisins qui ont commencé à chercher noise. L’homme évoque des jets de galets sur sa voiture, une action qui l’a mis en colère.
Le Bénédictin est connu pour sa consommation excessive d’alcool. Le soir des faits, de son aveu et d’après les tests réalisés après son interpellation, on peut dire qu’il avait bien bu. Pourtant, l’homme maintient s’être défendu, affirmant avoir été pris à partie par la famille de la victime. Son fusil était là pour « dissuader ».
« Vous avez vu dans quel état vous l’avez mis ? » s’exaspère le président face aux propos de Jean-Hugues D. Les photographies prises après l’agression montrent la victime dans un état insoutenable.
De lourdes réquisitions contre un primo-délinquant
L’avocat de la victime s’appuie sur cette fameuse photographie de son client, qui montre la violence inouïe qu’il a subie. Face à un prévenu qui n’assume pas, la robe noire s’attarde sur le comportement « impulsif » et « colérique » de l’individu, couplé à son alcoolisme prononcé.
Le ministère public abonde dans ce sens : l’état de la victime après l’altercation démontre la violence de l’agression. La procureure ne croit pas une seconde à la thèse de la légitime défense avancée par Jean-Hugues D. Malgré l’absence de mention à son casier judiciaire, quatre ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire pendant deux ans, sont requis.
Le tribunal a décidé de suivre les réquisitions du ministère public et a ainsi condamné Jean-Hugues D.


