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Garance : Ratenon demande à l’Etat de bloquer rapidement les prix

Ecrit par N.P. – le mercredi 5 mars 2025 à 10H00
Le député Insoumis a questionné le gouvernement sur des mesures qui devraient être prises "rapidement" selon lui

Dans une question adressée au gouvernement ce mardi 4 mars à l’Assemblée nationale, Jean-Hugues Ratenon a interpellé l’Etat sur la nécessité de réquisitionner les logements vacants pour accueillir les sans abris du cyclone Garance et de procéder au blocage des prix pour éviter qu’ils s’envolent à leur tour après le passage du météore. 

« Madame la Présidente, Monsieur le Ministre,

Devant la représentation nationale, au nom de mon groupe, et avec mon collègue Perceval Gaillard, nous voulons nous aussi rendre hommage aux 5 victimes du cyclone Garance. 

Nous témoignons notre soutien à leurs familles et à leurs proches. Je veux saluer le travail acharné des services publics, des personnels soignants ; nos pompiers ; les employés communaux, les agents de la Région et du Département. Saluer nos gendarmes, policiers, l’armée, les renforts et aussi la solidarité réunionnaise. Monsieur le Ministre, Les Réunionnais sont traumatisés par ce cyclone d’une intensité exceptionnelle. Des centaines de familles ont vu leurs maisons détruites. Re-bâtir nécessite des moyens. Les réponses doivent être concrètes et immédiates. Ne faut-il pas réquisitionner des logements vacants existants ? 

L’urgence est totale. L’état de catastrophe naturelle et de calamité agricole n’est pas à prouver. Prévoyez-vous un prêt à taux 0 pour la reconstruction ? Pour ceux qui n’ont pas d’assurance, prévoyez-vous un fonds d’aide exceptionnel ? Malgré les renforts, des dizaines de milliers de gens n’ont toujours pas d’eau, d’électricité : il faut absolument solutionner cela et sans délai. L’épidémie du chikungunya s’accélère, des tonnes de déchets s'accumulent, prévoyez-vous d’augmenter les contrats PEC avec un financement adapté ? 

Les communes sont en difficulté. L’État doit être véritablement à leurs côtés pour ne pas les laisser seules face à ces dépenses imprévues. Concernant l’hôpital public, le GHER situé dans ma circonscription a subi des dégâts considérables et a besoin d’argent. L’Etat va-t-il agir pour que la santé retrouve ses pleines capacités ? 

Enfin, pour éviter une augmentation des prix, l’Etat doit procéder rapidement au blocage des prix. Considérant tous ces éléments, ma question est simple : est-ce que le « quoi qu’il en coûte » est valable pour nous ? »

Etiquettes : Jean-Hugues Ratenon

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