En réponse à une question d'un journaliste concernant le manque d'effectifs dénoncé par les syndicats, le Préfet indique qu'il "n'aime pas les récupérations faciles".
La CGTR-Finances publiques "n'a pas attendu l'évènement survenu au Tampon pour dénoncer le manque d'effectifs dans les services des Finances de La Réunion. Depuis des années, et de nombreux articles de presse en attestent, La CGTR exige un rattrapage des effectifs sur la base de chiffres indiscutables : 1 agent pour 500 habitants en métropole, 1 agent pour 1000 habitants à La Réunion."
"Le service public fiscal est considérablement dégradé", poursuit le syndicat, "notamment en direction des plus démunis. Les missions de traitement social de l'Impôt ne sont plus assurées dans des délais acceptables, les files d'attente sont interminables à nos guichets, les conditions d'accueil et le temps d'attente sont insupportables. Tous ces éléments liés au déficit en emplois ne peuvent qu'accentuer le mécontentement et la colère des usagers, et pèsent lourdement sur les conditions de travail des personnels, soumis à une pression et un stress permanent."
La CGTR-Finances publiques perçoit les propos du Préfet comme une véritable provocation, "une insulte aux agents des Finances publiques et leurs représentants. La CGTR, dans toutes ses composantes de la Fonction publique, saura tirer toutes les conséquences d'un tel comportement méprisant de la part du plus haut représentant de l'Etat à La Réunion, qui devra en assumer l'entière responsabilité", conclut le secrétaire départemental, Pierrick Ollivier.