Forte recrudescence de la coqueluche à La Réunion : l'ARS appelle à la vaccination

Depuis janvier, 31 cas de coqueluche ont été recensés sur l'île, contre seulement deux à la même période l'an dernier. L'ARS insiste sur l'importance du vaccin pour protéger les nourrissons et les personnes fragiles.
La coqueluche refait surface à La Réunion. Depuis le début de l'année 2025, 31 cas ont déjà été signalés à l'Agence régionale de santé (ARS), contre seulement deux sur la même période en 2024. Une hausse inquiétante qui touche particulièrement les nourrissons, les jeunes enfants et les personnes fragiles.
Infection respiratoire hautement contagieuse
L'ARS rappelle que cette infection respiratoire hautement contagieuse peut s'avérer grave, voire mortelle, pour les bébés non encore immunisés. La vaccination est ainsi fortement recommandée, notamment pour les femmes enceintes dès le 2ème trimestre de grossesse, afin de transmettre des anticorps protecteurs au nourrisson. Les rappels vaccinaux sont également préconisés pour les adultes en contact régulier avec des enfants en bas âge, les personnes immunodéprimées et les professionnels de santé.
Les symptômes de la coqueluche se caractérisent par de violentes quintes de toux pouvant durer plusieurs semaines, parfois accompagnées de vomissements. Les formes graves peuvent nécessiter une hospitalisation, en particulier chez les nourrissons de moins de trois mois.
En cas de toux persistante de plus de sept jours, l'ARS recommande de consulter rapidement son médecin traitant pour évaluer la situation, mettre à jour la vaccination si nécessaire et envisager un traitement antibiotique préventif. Pour limiter la propagation, les gestes barrières restent essentiels : se laver les mains fréquemment, tousser dans son coude et porter un masque si besoin.
Face à cette recrudescence, l'ARS invite l'ensemble de la population à respecter scrupuleusement les recommandations vaccinales afin de protéger les plus vulnérables.
Pour rappel :
L’enquête de couverture vaccinale effectuée à La Réunion en 2022 faisait le constat, pour les jeunes adultes (19-28 ans), d’une insuffisance de la couverture vaccinale pour les valences DTP et coqueluche, en lien avec des rappels vaccinaux non réalisés (74,3% de couverture pour le DTP contre 36,7% de couverture pour la coqueluche). La vaccination vise à réduire les formes sévères, les hospitalisations et les décès liés à la coqueluche, qui surviennent essentiellement chez les bébés. Obligatoire en France depuis 2018 pour tout nourrisson à partir de 2 mois, le vaccin est le moyen le plus efficace de prévenir la maladie.
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