Finissons avec l'asservissement

Le 20 décembre la Réunion s'apprête à commémorer la fête de l'abolition de l'esclavage.
Ce jour férié demeure pour nous tous un moment de forte intensité dans la mesure où nous aurons une pensée particulière pour nos ancêtres qui ont vécu des siècles durant sous la férule de maîtres tout puissants qui n'avaient aucune considération pour l'homme esclave considéré alors comme un objet sans plus.
Les militants de "SAINT DENIS D'ABORD" qui se veulent libres et qui comptent dans leurs familles des descendants d'esclaves, souhaitent à leur façon, marquer ces périodes douloureuses en adressant à leurs compatriotes, leurs souhaits de mieux partager le bien vivre ensemble à la Réunion.
Venant de tous les bords politiques, mais partageant le même idéal de sortir leur ile de l'ornière ou elle se trouve, ils veulent montrer aux femmes et aux hommes de bonne volonté que le mot liberté est universel, que les libertés sont fragiles et qu'elles nécessitent un combat permanent pour perdurer.
Si les chaînes visibles ont disparu, les chaines invisibles continuent de nous empêcher de nous réaliser tant nos esprits demeurent imprégnés d'interdits et d'asservissements en tout genre.
Il suffit, pour illustrer ce constat, de considérer l'état de dépendance de notre population face aux décideurs politiques et aux gourous de tout poil.
Celle-ci hélas reste prisonnière des geôles morales des preneurs de décisions, au point de devenir atone et sans réaction.
Vivre en dessous du seuil de pauvreté aujourd'hui en France est inacceptable et pourtant à la Réunion c'est ce qui est flagrant.
Que faisons nous de notre liberté d'entreprendre pour faire cesser cet état de fait ?
Vivre dans un monde ou la violence est devenue monnaie courante est une injure faite à la Démocratie et pourtant, partout la violence prolifère dans notre République.
Qu'attendons-nous pour exiger des pouvoirs publics l'éliminations de cette hydre immonde ? Combien faudra-t-il de mots à nos parlementaires pour prendre les décisions qui s'imposent ? Il ne faudra donc pas s'étonner de voir surgir des urnes des réponses drastiques.
Tant que nous ne prendrons pas conscience de notre chance de vivre dans le pays berceau des droits et devoirs de l'homme et que cette chance exige que nous devons élever l'esprit créatif qui sommeille en nous, nous demeurons tributaires des décisions obscures et malfaisantes. Il est temps de nous libérer de nos inerties, de nos passivités ambiantes et complices.
A l'approche de ce 20 décembre 2013, quand mettrons nous en pratique les radieux messages de partage de la responsabilité et de la fraternité que nous a légués Nelson MANDELA, lui qui a subi les pires outrages du racisme et de l'apartheid ?
Et si au lieu de nous lamenter, nous allumions la flamme de l'entraide et de l'amitié d'abord dans notre cœur en cette fin d'année !
A l'évidence la Réunion se porterait mieux si chacun d'entre nous prenait la décision d'aider seulement une personne de son entourage : ce bout de terre bercé par l'océan chérirait son nom de réunion fraternelle.
Pour ce faire, il faut nous libérer de nos jougs qui nous enchainent encore aujourd'hui, ici à la Réunion.
Les militants de "SAINT DENIS D'ABORD" riches de leurs diversités de pensées souhaitent à tous et à toutes, un bon 20 décembre de paix et de solidarité. Partager notre humanité c'est
dire NON à toutes les formes d'enfermement et d'oppression, fussent elles idéologiques.
PO/ Les militants
Le bureau exécutif de
SAINT DENIS D'ABORD


