Femmes. Vous avez dit Femmes ?
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Depuis 1982, le 8 mars a été instauré journée officielle de la Femme par le gouvernement français.
En ce 8 mars 2012, la newsletter EducPro arborait un titre choc : Présidence des universités : où sont les femmes ?
L’article lui-même était intitulé : Les femmes présidentes d’université en voie de disparition ?
Force est de constater que notre université ne fait pas exception à la règle, puisque jusqu’ au jour d’aujourd’hui seul un candidat à l’élection présidentielle s’est déclaré officiellement, et son rival direct, dont on ignore l’identité, organise, ça et là, des rencontres confidentielles.
Point de femme à l’horizon donc, candidate à cette élection prestigieuse, pas plus de femme présidente de l’UR depuis sa création ! On peut alors poser la question fondamentale : où sont les femmes ?
A cette question, une première explication évidente peut s’imposer. En effet, si on considère que le corps des professeurs est en priorité concerné par ce type de fonction, on pourra alors recenser, pour toute l’université de La Réunion, 10 femmes pour un effectif total de 77 professeurs. Et pourtant il y a eu des recrutements ces dernières années !
Nos collègues mathématiciens nous diraient alors que la probabilité d’avoir une présidente d’université est de 10/77 tandis que celle d’avoir un président est de 67/77.
Mise à part cette fonction qui reste exceptionnelle, le même constat peut- être fait, si on cherche à recenser à l’Université de la Réunion les femmes occupant des postes de direction : direction de composante, direction de département, direction de services administratifs. Mais il est vrai que l’exemple vient d’en haut, ainsi lors de ces deux dernières mandatures, pas une femme n’a été considérée apte à être membre des équipes présidentielles !
Faut-il croire que les femmes sont des incompétentes dans cette institution ? Un chromosome fait-il la différence ? Doit-on penser que ce n’est qu’à l’extérieur de l’université qu’on pourrait trouver des femmes qui ne seraient pas synonymes d’incompétentes ? Comme, par exemple, la députée Huguette Bello, dont chacune et chacun ont sans doute gardé la réponse, véritable morceau d’anthologie, qu’elle a envoyée à notre président qui s’en était pris fort « naturellement » à une de ses prises de position, car ce n’était, pour lui, "qu’une" prise de position de femme ?
Après ces années, et particulièrement ces quatre dernières, où la place des femmes a été bafouée au sein de cette institution, osons proclamer, avec les échéances qui nous attendent, que la parité, au-delà d’être une posture, ou une future loi, devienne une évidence et que ce débat n’ait plus lieu d’être. Tel est l’engagement de Philippe Jean-Pierre, tel est le sens de notre action à ses côtés.
Pour l’union des Femmes de l’Université de La Réunion Claude Feral – Alain Geoffroy – Chantal Fuhrer – Alain Cucchi – Catherine Tourrand – Brigitte Grondin-Perez


