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Face au risque d'épidémie de rougeole, quelles recommandations ?

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 17 janvier 2019 à 17H20
Vérifiez vos vaccins. C’est le conseil du docteur François Chieze, directeur de la Veille et Sécurité Sanitaire de l’ARS, face à un [risque de début d’épidémie de rougeole]urlblank:https://www.zinfos974.com/Debut-d-epidemie-de-Rougeole-a-La-Reunion_a136191.html , une maladie virale transmissible par voie aérienne. Depuis ce jeudi, le nombre de cas confirmés à La Réunion a plus que doublé, [passant de 6 à 13]urlblank:https://www.zinfos974.com/%E2%96%B6%EF%B8%8FRougeole-a-La-Reunion-6-cas-hier-13-aujourd-hui_a136216.html . Quels sont les risques ? Quel comportement adopter ? Le point avec le conseiller sanitaire de zone de l'Agence régionale santé :
 
Zinfos974 : De quelle ampleur est la menace de propagation ?
Dr François Chieze : La menace de propagation est toujours importante dans la mesure où le virus de la rougeole est parmi les plus contagieux de façon inter-humaine. De manière générale, on estime q’une personne atteinte en contamine 20. Donc ça peut aller très vite. 

Quels sont les risques ?
C’est une maladie qui choque brutalement donc ça a un impact sur les personnes qui ont des facteurs de fragilité, où il y a un risque supérieur de mortalité. Ça peut être grave en particulier pour celles qui ont des affections pulmonaires, cardiaques, les femmes enceintes ou les enfants. Il faudra parfois utiliser des immunoglobulines.

Que recommandez-vous à la population ?
Le premier geste, c'est de vérifier qu'on a été vacciné. Avant les années 1980, c’était en une seule prise (Vaccin Rouvax). Depuis, il y a une vaccination en deux temps qui est vraiment efficace, sauf si on oublie une des deux injections ("ROR" sur le carnet de santé, ndlr). On a une couverture vaccinale de la population théorique de 80% mais pour laquelle on n’est pas sûr d’avoir les deux vaccinations. S’il manque un vaccin (ou qu'on n'a jamais été vacciné), il est possible de le faire à tout âge. Si on a déjà contracté la maladie, alors on est immunisé. 

Même si on ne présente pas de facteur de fragilité, il est important de se faire vacciner ? 
C'est primordial de le faire, non seulement pour soi, mais aussi pour son entourage, et pour la collectivité, pour empêcher la propagation du virus. Avec les bons gestes, on peut enrayer l'épidémie. On est en outre dans une zone de circulation forte du virus. À Madagascar, on est à plus de 18.000 cas en quelques mois, avec 37 décès en hospitalisation. A Maurice, depuis le début de l’année dernière, on est à 13.700 cas et 4 décès. Il y a quelques cas à Mayotte et aux Comores également.
 
Quels sont les symptômes de cette maladie ?
Cela commence par une fièvre (39 – 40°C), un écoulement nasal, des yeux rouges, larmoyants, de la toux. Puis, après quelques jours, c’est l’apparition de petites plaques rouges. L’affection, si elle ne s’aggrave pas, s’amende et les personnes n’ont pas de séquelle.

Que faire, vu la haute contagiosité, si on présente des symptômes ? 
Contacter son médecin par téléphone pour éviter de se rendre en salle d'attente et de contaminer les autres patients. Le principe est l'isolement. Porter un masque peut être nécessaire pour éviter la contamination.
 
Quelle est la période d'incubation ? Et de contagiosité ?
La période d’incubation est de l’ordre de 7 à 12 jours en moyenne et la période de contagiosité est de 5 jours avant l’apparition des symptômes, jusqu’à six jours après.

 

Pour en savoir plus : [ocean-indien.ars.sante.fr]urlblank:https://www.ocean-indien.ars.sante.fr/circulation-du-virus-de-la-rougeole-dans-locean-indien-et-risques-dintroduction-la-reunion

 

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