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Export des déchets : Le SICR affrète un navire vers l’Hexagone

Le SICR (Syndicat de l’Importation et du Commerce de La Réunion) a pris pour la première fois la décision d'affréter un bateau vers l'Hexagone, avec à son bord des déchets dangereux et non-dangereux. 3.700 tonnes ont été expédiées, avec pour objectif de ne plus voir les capacités de stockage locales être saturées, comme en 2022.

Ecrit par M.B – le mercredi 22 novembre 2023 à 20H59

C’est une initiative “100% financée par des fonds privés” claironne Philippe-Alexandre Rebboah, président du SICR. Pour la première fois, un bateau va donc exporter une partie de nos déchets qui ne peuvent être traités sur l’île. “On a à la fois des déchets dangereux, comme 763 tonnes d’huile minérale usagée, 287 tonnes de batteries au plomb ou 108 tonnes de boue hydrocarburée. Mais nous envoyons aussi 1.283 tonnes de cendres de bois de l’usine Albioma« , poursuit le président du SICR. Parmi les déchets dangereux, on peut également citer 114 tonnes de batteries au lithium ou de piles alcalines. En tout, 3.700 tonnes, dont 1.900 considérées comme dangereuses sont concernées.

L’objectif est de ne pas laisser les espaces de stockage se remplir pour ne pas arriver à la situation de l’année dernière, où la collecte a dû être interrompue. Nous voulons faire baisser la pression sur les capacités de stockage du territoire, afin de ne pas interrompre les bonnes habitudes prises par les Réunionnais”, souligne Philippe-Alexandre Rebboah.

L’arrivée prochaine dans le Sud d’une usine de traitement des batteries au plomb va dans le bon sens pour la DEAL et le SICR, mais certains déchets doivent toujours être envoyés vers l’Hexagone. “Nous avons la chance d’avoir des filières bien organisées à La Réunion grâce à l’action de tous les acteurs”, rappelle Emmanuel Braun, directeur adjoint de la DEAL.

Si un premier bateau était déjà parti en 2022, son financement avait été assuré par l’État, au vu de la situation d’urgence. Si le SICR veut rester discret sur le montant de cet envoi express vers Le Havre, on assure que la baisse des coûts du fret et l’utilisation d’une partie du navire avec une cargaison classique rend le voyage rentable.

Pour l’instant, la rotation est assurée par la compagnie Mer-Union et déjà deux autres bateaux sont prévus en 2024. Le BBC Norfolk va donc quitter l’île d’ici la fin de semaine, avec un passage par le cap de Bonne Espérance avant de se diriger vers le Havre sans escale.

 

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