État d'urgence aux Seychelles : « Une calamité est arrivée, on doit montrer notre solidarité »

Explosion d’un dépôt d’explosifs : L’état d’urgence décrété aux Seychelles
La plupart des 100.000 habitants de l'archipel des Seychelles étaient rassemblés derrière leur poste de télévision ce jeudi matin, pour suivre les actualités puis écouter la déclaration officielle du président de la République Wavel Ramkalawan.
Suite aux fortes pluies qui ont touché l'île principale de Mahé et l'explosion d'un dépôt d'explosifs à Providence, un second événement dont on ignore encore s'il est lié aux inondations, Wavel Ramkalawan a déclaré l'état d'urgence et a confiné la population chez elle.
Selon les premiers éléments d'information, quatre conteneurs d'explosifs de la société CCCL ont explosé cette nuit et le président seychellois a indiqué que l'entreprise, tout comme l'autre importateur d'explosifs du pays, UCPS, faisait l'objet de longue date d'une demande de mise en conformité de son site de stockage.
« CCCL et UCPS sont un peu entêtés », a pointé Wavel Ramkalawan, assurant que CCCL devra répondre rapidement de ses manquements et estimant que l'entreprise, via ses assurances, devra prendre en charge les coûts liés à l'explosion, qui a soufflé une bonne partie de ce quartier industriel.
« J'habite à 7 minutes de Providence et mon épouse a été réveillée par le bruit, nos fenêtres ont tremblé. De ce que l'on sait, il s'agit d'un accident », relate Alain St-Ange, joint au téléphone. Le président seychellois a même évoqué l'hypothèse d'une réaction chimique provoquée par les inondations qui ont touché l'île de Mahé la nuit dernière.
« Dans le nord de Mahé, à Beau Vallon, il y a eu de fortes pluies qui ont provoqué des coulées de terre et de roches. Du côté de Saint-Louis, un déboulé de terre a écrasé une maison, une grand-mère et une petite enfant ont trouvé la mort », rapporte Alain St-Ange, consultant en tourisme pour plusieurs pays étrangers.
« J'invite tous les Seychellois à montrer notre solidarité, soit financièrement soit à travers des dons de choses dont peut-être nous n'avons plus besoin, pour aider les familles à reprendre leur vie normale », a exhorté pour sa part Wavel Ramkalawan dans sa déclaration en créole à la télévision, indiquant par ailleurs que les entreprises important des explosifs pour l'activité industrielle devront agir rapidement afin que « ce qui est arrivé aujourd'hui ne se reproduise plus jamais ».


