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"Des familles, pas des lignes Excel" : la CGTR attaque elle aussi l’État sur les PEC

Ecrit par Zinfos974 – le mercredi 20 mai 2026 à 14H42

À La Réunion, le débat sur les contrats aidés continue de faire bouillir le climat social. Dans un communiqué très offensif, la CGTR rappelle qu’au-delà des acronymes administratifs, ce sont surtout des milliers de vies précaires qui vacillent.

Il y a de l'eau dans le gaz. Alors que se tenait ce mercredi un rendez-vous massif entre les maires, les parlementaires et bien d'autres encore contre la diminution des contrats PEC, les syndicats sont également montés au front par voie de presse. À La Réunion, les contrats aidés ne sont donc plus seulement un sujet budgétaire. Ils deviennent presque un symbole social.

Dans un communiqué au ton très direct, le SGPCAR CGTR accuse l’État et la préfecture de parler des suppressions de contrats PEC comme d’un simple problème comptable, loin de la réalité vécue sur le terrain.

"Derrière les chiffres, il y a des vies", insiste notamment le syndicat.

Lire aussi : "Les plus fragiles vont être fragilisés" : maires, députés, agents… à Saint-Denis, l’union sacrée contre la coupe des contrats aidés

Le texte s’attaque au langage technocratique autour des "enveloppes budgétaires", des "cofinancements" ou de la "DGF", accusé de masquer les conséquences humaines des décisions prises à Paris.

Car derrière les sigles administratifs, la CGTR décrit surtout des femmes seules, des seniors de plus de 50 ans, des salariés précaires vivant déjà sous le seuil de pauvreté et suspendus tous les quelques mois à la reconduction de leur contrat.

Le syndicat rappelle aussi que ces travailleurs font tourner une partie du quotidien : cantines scolaires, surveillance des enfants, nettoyage des écoles, associations de quartier ou encore structures d’aide sociale.

Dossier paradoxal

"Autrement dit, sans eux, c’est une partie du tissu social local qui risque de se gripper."

La CGTR reconnaît d’ailleurs le paradoxe du dossier : défendre un système "imparfait", mais parce que son arrêt brutal risquerait d’envoyer des milliers de familles dans une situation encore plus difficile.

Le syndicat réclame désormais des mesures d’urgence, un financement durable des services publics et un véritable plan contre la précarité à La Réunion.

Et conclut avec une formule qui résume bien l’état d’esprit du moment : "La dignité n’a pas de prix, la précarité a trop duré".

Etiquettes : PEC

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