Dengue: Retour sur les symptômes et leur diagnostic

"En général, quand on est piqué par un moustique la maladie peut se déclarer 4 jours à 1 semaine après", confie le Docteur Marie-Christine Jaffar-Bandjee.
Les principaux symptômes sont la fièvre, des céphalées, douleurs musculaires articulaires,... "On peut avoir des signes cliniques plus exceptionnels, notamment chez les enfants, un syndrome abdominal".
Mais les symptômes de la dengue peuvent être les mêmes que pour certaines autres pathologies. "Mais il y a des signes d'exclusion, il n'y a pas de signes respiratoires, on n'a pas le nez qui coule, donc on peut différencier de la grippe, (...) mais on ne peut pas totalement différencier du chikungunya".
Si une personne ressent un ou plusieurs de ces symptômes, elle doit faire un diagnostic biologique, ce qui correspond à faire une recherche du virus dans le sang, qu'on appelle PCR. Mais ce diagnostic doit être fait au cours de la première semaine du début des signes.
Après une semaine, les symptômes s'estompent. Dans ce cas, il faut procéder à la sérologie, "la recherche de la réponse de l'organisme au virus, c'est-à-dire les anticorps, c'est la réponse immunitaire". En général à partir du 7e jour, il est recommandé de faire les deux.
"Jusqu'en mars de cette année, on était les seuls à le faire, (...) on avait plus de 120 prélèvements par jour", confie le Docteur Marie-Christine Jaffar-Bandjee. Mais avec l'augmentation du nombre de cas depuis le début de la maladie, il est désormais possible de réaliser cette analyse dans les laboratoires privés de l'île. D'autant plus que c'est un acte remboursé par la sécurité sociale.
Cependant, bien que les laboratoires privés peuvent faire le diagnostic, seul le laboratoire du CHU est capable de réaliser le "typage". Il s'agit de dire au patient de quelle dengue il s'agit. Celle qui circule actuellement à La Réunion est une dengue de type 2.
Une personne positive doit suivre les recommandations données, comme des répulsifs, moustiquaires, vêtements à longues manches... Le but est d'éviter que le moustique ne repique la dite personne, pour ne pas transmettre la maladie à une autre personne. Lors de l'épidémie, une personne ne pourra pas être de nouveau contaminée. Or il est possible qu'elle ait une dengue de type 1, 3 ou 4 d'ici plusieurs années.


