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Crash mortel en Turquie : le pilote réunionnais victime d’une guerre secrète entre Moscou et Kiev ?

Ecrit par Zinfos974 – le vendredi 3 avril 2026 à 18H59

Officiellement attribué à une possible défaillance technique, le crash du jet privé qui a coûté la vie au pilote réunionnais Anthony Tangapriganin en décembre dernier intervient dans un contexte explosif. Une enquête de RFI met en lumière une guerre de l’ombre entre la Russie et l’Ukraine en Libye, avec des opérations clandestines et des représailles ciblées.

Le 23 décembre dernier, un Falcon 50 s’écrase au sud d’Ankara, en Turquie. À son bord, plusieurs hauts responsables militaires libyens, dont le chef d’état-major de l’ouest du pays, le général Mohamed Al-Haddad. Aux commandes, un Réunionnais : Anthony Tangapriganin. Le drame suscite une vive émotion à La Réunion.

Lire aussi : Un Réunionnais perd la vie dans le crash de l'avion du chef d'état-major libyen en Turquie

Dans les heures qui suivent, les premières pistes évoquent une défaillance technique. Les autorités turques parlent d’un problème électrique, tandis qu’une enquête est ouverte pour déterminer les causes exactes du crash. Mais plusieurs mois plus tard, les zones d’ombre persistent.

(photo / Source X)

Car depuis, une enquête en deux volets publiée par RFI vient apporter un éclairage inédit sur le contexte géopolitique dans lequel s’inscrit ce crash. La radio internationale révèle l’existence d’une véritable guerre clandestine entre la Russie et l’Ukraine sur le sol libyen, mêlant opérations militaires discrètes, sabotage d’infrastructures et frappes ciblées.

Selon RFI, les forces ukrainiennes auraient notamment visé des intérêts russes en Libye, allant jusqu’à frapper un pétrolier appartenant à la « flotte fantôme » de Moscou. À bord, des membres du renseignement russe, dont le général Andreï Averianov, figure clé du dispositif russe en Afrique, qui aurait été tué lors de l’attaque — une information jamais confirmée officiellement par Moscou.

"Vengeance russe"

Quelques jours plus tard, le 23 décembre - soit le jour même du crash du Falcon 50 - un autre événement majeur se produit : la mort du général Mohamed Al-Haddad dans l’explosion de son avion au départ d’Ankara. Toujours selon RFI, plusieurs sources libyennes évoquent une possible « vengeance russe » après la frappe ukrainienne contre le navire.

Aucune preuve formelle ne vient étayer cette hypothèse à ce stade. Les conclusions des enquêtes ouvertes, notamment sur l’analyse des boîtes noires, n’ont pas été rendues publiques. Mais le timing interroge.

D’autant que d’autres incidents récents viennent nourrir les soupçons. Toujours selon RFI, un sabotage d’oléoduc en Libye, avec du matériel de fabrication russe retrouvé sur place, ainsi que plusieurs opérations attribuées à des acteurs « non libyens », laissent penser à une intensification de cette guerre indirecte sur le territoire libyen.

Dans ce contexte, le crash du Falcon 50 ne peut plus être analysé uniquement sous l’angle d’un accident technique, même si cette piste reste privilégiée officiellement.

Etiquettes : guerre | La Réunion | Pilote | Russie | Ukraine

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