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Conflit au Moyen-Orient : frappes israéliennes à Beyrouth et Téhéran, ripostes iraniennes et fermeté de l'Iran au sixième jour de guerre

Ecrit par Zinfos 974 – le vendredi 6 mars 2026 à 08H40
© US Centcom

Le conflit opposant Israël, les États-Unis et l’Iran poursuit son intensification. Au sixième jour des hostilités, les opérations militaires se multiplient sur plusieurs fronts, tandis que la communauté internationale tente d’éviter une escalade régionale plus large.

L’Iran maintient une ligne dure face aux opérations menées par Israël et les États-Unis. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a indiqué jeudi que Téhéran n’envisageait ni cessez-le-feu ni négociations avec Washington à ce stade.

Le ministre a également assuré que son pays se disait prêt à faire face à tous les scénarios possibles, y compris une intervention militaire directe sur son territoire. Selon l’agence de presse officielle iranienne Irna, 1.230 personnes auraient été tuées en Iran depuis le début des hostilités.

La banlieue sud de Beyrouth visée par des frappes israéliennes

Parallèlement, l’armée israélienne a mené de nouvelles frappes au Liban. Jeudi soir, des bombardements ont ciblé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Dans un communiqué, l’armée israélienne affirme avoir engagé des frappes contre des infrastructures du mouvement chiite dans ce secteur. Ces attaques ont provoqué un départ massif d’habitants de la zone. Le ministère libanais de la Santé fait état de 123 morts depuis le début des frappes israéliennes. Face à cette situation, le président libanais Joseph Aoun a appelé la France à intervenir diplomatiquement auprès d’Israël afin de tenter d’obtenir l’arrêt des bombardements.

Un avion de rapatriement français contraint de faire demi-tour

La dégradation de la situation sécuritaire perturbe également les opérations d’évacuation de ressortissants étrangers. Un avion d’Air France affrété par le gouvernement français pour rapatrier des Français depuis les Émirats arabes unis a été contraint de rebrousser chemin jeudi soir.

Lire aussi : Moyen-Orient : un vol Air France de rapatriement contraint de faire demi-tour en raison de tirs de missiles

L’appareil devait se rendre à Dubaï pour récupérer des ressortissants souhaitant quitter la région. Selon le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, la décision aurait été prise après la détection de tirs de missiles dans la zone. Invité du JT de TF1, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué que 750 personnes ont été rapatriées en France à l'heure actuelle, pour 5.000 demandeurs.

Le porte-avions Charles-de-Gaulle attendu en Méditerranée

Dans ce contexte de tensions, la France poursuit également son déploiement militaire. Comme rapporté par le compte de l'ambassade de France au Japon, Emmanuel Macron a annoncé le déploiement en Méditerranée du porte-avions Charles de Gaulle, de son groupe aérien embarqué, de la frégate "Languedoc" et des avions de combat "Dassault Rafale", afin de protéger les intérêts de la France et de défendre les alliés régionaux. Le bâtiment devrait franchir le détroit de Gibraltar dans la soirée de vendredi ou dans la nuit suivante. Ce déploiement s’inscrit dans le cadre des engagements de défense pris par la France auprès de certains pays partenaires confrontés à des attaques, comme les Émirats arabes unis.

Washington affirme avoir coulé plus de 30 navires iraniens

Sur le plan militaire, les États-Unis affirment avoir infligé d’importantes pertes aux forces iraniennes. L’amiral Brad Cooper, commandant des forces américaines dans la région, a déclaré jeudi que plus de trente navires iraniens avaient été coulés depuis le lancement de l’offensive américaine il y a cinq jours. Le responsable militaire a également indiqué que l’intensité des attaques iraniennes semblait en nette diminution.

Les tirs de missiles balistiques auraient chuté d’environ 90 % par rapport au premier jour du conflit, tandis que les attaques de drones auraient reculé d’environ 83 %, tout en appelant à rester vigilant. De son côté, le président américain Donald Trump a affirmé que les capacités de défense antiaérienne de l’Iran auraient été fortement affaiblies.

L’Union européenne et les pays du Golfe dénoncent les attaques iraniennes

Sur le plan diplomatique, les pays de l’Union européenne et ceux du Conseil de coopération du Golfe ont publié jeudi une déclaration commune condamnant les attaques attribuées à l’Iran dans la région. Les ministres des Affaires étrangères des deux blocs ont estimé que ces actions représentaient une menace pour la sécurité régionale et mondiale, appelant Téhéran à y mettre un terme sans délai.

Nouvelles frappes à Téhéran et ripostes vers Tel-Aviv

Les combats se poursuivaient encore vendredi matin. L’armée israélienne a annoncé mener des frappes à grande échelle visant ce qu’elle présente comme des infrastructures du régime iranien à Téhéran.

Dans le même temps, les Gardiens de la Révolution iraniens ont indiqué avoir lancé une opération combinant missiles et drones en direction de Tel-Aviv, visant notamment des cibles situées dans le centre de la ville.

Le Hezbollah libanais, allié de Téhéran, a également revendiqué des tirs d’artillerie et de roquettes contre des positions de l’armée israélienne près de la frontière, illustrant l’extension progressive du conflit à plusieurs fronts.

Etiquettes : guerre | Iran | Israël | Moyen-Orient | USA

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