Collèges : Principe d’égalité et vendredi saint

La CGTR EDUC’ACTION observe qu’un certain nombre de principaux de collèges, sous couvert du principe d’autonomie des eple , ont décide d’ignorer la circulaire du département qui octroie l’après midi du jour du vendredi saint aux tos des collèges et ce, au même titre que pour l’ensemble des autres agents de cette collectivité
L’autonomie des EPLE ne signifie pas "le fait du prince"
Le refus de certains principaux de collèges d’appliquer la circulaire du département a pour effet d’introduire une rupture d’égalité de traitement entre personnels tos des collèges et les autres agents de la collectivité, qui eux, bénéficient sans réserve de ce vendredi après midi
Cette rupture d’égalité de traitement a lieu même entre personnels tos de collèges puisque si certains chefs refusent d’appliquer la circulaire, d’autres en revanche l’applique
Ce nouvel épisode de rupture d’égalité de traitement va au delà de la seule question de la laïcité mis en avant par certains, il résulte de la diarchie existante au sommet de la « chaine de commandement » entre autorité fonctionnelle ( chefs d’établissement) et autorité hiérarchique ( collectivités locales )
A chaque fois, les tos se retrouvent comme le dindon de la farce pris entre deux feux
Les tos des collèges demandent juste à être traités, non pas comme des agents du département de seconde zone mais comme des personnels de la collectivité à part entière
Ils doivent en ce sens pouvoir bénéficier des mêmes mesures que leurs autres collègues du département. C’est une question de respect du principe d’égalité. Force est de constater que la circulaire du département qui étend aux tos le bénéfice de l’après midi du vendredi saint, comme pour les autres personnels s’inscrit dans cette démarche
Quant à la problématique religieuse du vendredi saint et son interférence dans le champ public, c’est un tout autre débat que celui de la question de l’égalité de traitement
A St Denis, le 6 avril 2012
LA CGTR EDUC’ACTION


