Chronique judiciaire : Retard qui coûte cher, fraude aux allocations et coup de couteau au ti-père

Un an de prison ferme pour un retard
Bien que l'audience du jour ait connu un peu de retard, un Etang-Saléen n'était pas présent à l'ouverture des débats. Manque de chance, c'est son dossier qui est passé le premier. Bien connu des gendarmes pour des délits routiers et ne possédant pas de permis, il a de nouveau été surpris au volant d'une voiture, évidemment sans permis ni assurance.
Étant en récidive et avec plusieurs condamnations au compteur, le procureur et la présidente du tribunal n'ont guère apprécié qu'il ne se présente pas à l'audience pour s'expliquer. Il a été condamné à une peine d'un an de prison ferme. Ce dernier a appris la sentence lorsqu'il est arrivé une demi-heure plus tard.
Près de 29 000 euros d'allocations indues
Une femme était jugée pour avoir perçu près de 29.000 euros de prestations sociales. Bien qu'installée en couple et que sa fille ait quitté l'école, elle continuait à percevoir les APL, l'allocation de soutien familial ou encore la prime de rentrée scolaire. Au total, ce sont près de 29.000 euros qui ont été indûment perçus.
Avec un rappel de 11.000 euros finalement retenu par la CAF et des prélèvements mensuels depuis qu'elle s'est fait prendre la main dans le sac, l'ardoise est descendue à environ 13.000 euros. Le procureur a requis une peine d'avertissement et un sursis probatoire, le jugement est mis en délibéré au mois de juin.
Il casse le couteau en frappant son ti-père
Fait rare, le prévenu et la victime sont arrivés sous escorte puisque les deux sont actuellement incarcérés pour des faits de violences autres que le procès du jour. Nicolas* était jugé pour avoir frappé son ti-père Giovanni* avec un couteau.
Les faits remontent à novembre 2021. Dans la journée, Giovanni et sa compagne s'alcoolisent fortement. Dans la soirée, cette dernière va appeler son fils pour dire que son conjoint la frappe. Nicolas arrive sur-le-champ armé d'un couteau et frappe Giovanni à l'épaule et dans le dos. Le coup est tellement fort que la lame se brise sous le choc. Giovanni se verra prescrire 10 jours d'ITT.
"Il fallait qu'il arrête un peu", se justifie Nicolas en expliquant que son ti-père frappait régulièrement sa mère. Des accusations que la victime nie. Nicolas est finalement condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis.
Il demande à son avocate d'avouer pour lui
En août 2021, un Tamponnais se fait voler sa voiture dans sa cour. Le véhicule est retrouvé accidenté quelques jours plus tard. Les traces ADN permettent de mettre la main sur Kenny*, un homme bien connu de la justice et dont le dernier procès remonte en septembre dernier pour d'autres faits de vol. Durant la garde à vue, ce dernier va accuser un ami à lui du vol, qui va l'accuser en retour.
Parti s'installer dans l'Hexagone où il vient d'avoir un enfant, Kenny a demandé à son avocate d'avouer pour lui qu'il a bien commis le vol. Il voulait ainsi montrer qu'il avait décidé de tourner la page de la délinquance avec cette repentance. Il est condamné pour le vol à huit mois de prison avec sursis. Son complice est lui condamné à quatre de prison ferme pour recel, une peine plus sévère puisqu'il n'a pas justifié son absence.


