Chikungunya : la sénatrice Audrey Bélim demande une commission d'enquête sur la gestion de la crise à La Réunion

Après le retrait des plus de 65 ans de la campagne de vaccination au IXCHIQ et l’annonce de plusieurs effets indésirables graves, la sénatrice réunionnaise Audrey Bélim réclame une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur les défaillances constatées.
La décision de suspendre la vaccination des plus de 65 ans contre le chikungunya à La Réunion, après un décès et deux événements indésirables graves, suscite de vives réactions au sein de la classe politique locale. Ce vendredi, la sénatrice Audrey Bélim a réclamé la création d’une commission d’enquête parlementaire pour analyser l'ensemble de la gestion de la crise sanitaire sur l'île.
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Dans un communiqué, l’élue socialiste a d’abord exprimé ses condoléances à la famille de la victime. "Leur douleur est la nôtre et celle de toute La Réunion", écrit-elle.
Audrey Bélim s’interroge sur la recommandation de la Haute Autorité de Santé (HAS) du 5 mars dernier, qui préconisait de vacciner en priorité les personnes âgées de 65 ans et plus. "Comment ces effets indésirables extrêmement graves n'ont-ils pas été perçus par la HAS pour les plus de 65 ans ?", questionne-t-elle. La sénatrice estime que les Réunionnais déjà vaccinés, ainsi que les autres publics ciblés par la campagne, ont aujourd'hui besoin de réponses claires de la part des autorités sanitaires.
"Faire toute la lumière sur les défaillances"
Au-delà de la problématique vaccinale, Audrey Bélim pointe un ensemble de dysfonctionnements dans la gestion de l’épidémie. Elle dénonce notamment "le manque de réaction des autorités sanitaires", "la diminution des contrats aidés PEC LAV" utilisés pour renforcer la lutte anti-vectorielle, ainsi qu'un "manque d'information de la population".
Selon la sénatrice, ces insuffisances sont d'autant plus graves que La Réunion avait déjà subi de lourdes conséquences lors de l'épidémie de chikungunya de 2005-2006. "Les récents décès montrent que notre politique de surveillance sanitaire et de lutte contre l’épidémie n’a pas été à la hauteur", affirme-t-elle.
Face à ces constats, elle demande que toute la transparence soit faite pour éviter que les erreurs du passé ne se reproduisent. "Alors que La Réunion sera sans doute confrontée, à court terme, à une nouvelle épidémie, nous devons avoir les réponses nécessaires. Aucune de ces erreurs ne doit être répétée", conclut-elle.


