Chikungunya dans l’Hexagone : les voyageurs en provenance de La Réunion font grimper le nombre de cas

Alors que la transmission virale poursuit sa diminution à La Réunion, avec 197 cas confirmés sur la semaine du 9 au 15 juin, dans l’Hexagone, le moustique tigre continue de gagner du terrain.
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645 cas de chikungunya importés, dont la plupart en provenance de La Réunion
L’arrivée de l’été dans l’Hexagone constitue la période la plus à risque de transmission locale du virus chikungunya.
Bien qu’en baisse, le nombre de cas de chikungunya ayant voyagé à La Réunion et dans l’océan Indien reste élevé et contribue à l’apparition précoce de transmissions autochtones, d’autant que la souche du virus chikungunya circulant à La Réunion est bien adaptée au moustique Aedes albopictus.
Le dernier bulletin de Santé publique France recense 645 cas de chikungunya importés entre le 1er mai et le 24 juin 2025. Parmi eux, 85 %, soit 549 cas, provenaient de La Réunion. Les autres cas importés concernaient des voyageurs revenant de Maurice, Mayotte, Madagascar, Sri Lanka, Indonésie et d'Afrique du Sud.
Des investigations sont en cours. À ce jour, pour au moins deux cas autochtones, des cas virémiques en provenance de l’île ont été identifiés comme probablement à l’origine de la transmission locale.
Un nombre élevé de cas et une précocité “jamais observés jusqu’à présent”
Santé publique France enregistre également huit cas autochtones, dont six dans des régions déjà affectées par des épisodes de transmission autochtone les années précédentes : Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes.
“Une telle précocité dans la saison d’activité du moustique et un nombre aussi élevé d’épisodes n’avaient jamais été observés jusqu’à présent”, indique l’agence nationale de santé publique qui rappelle également l’importance du signalement des cas, qui permet une intervention rapide visant à limiter la transmission autochtone, ainsi que celle des mesures de protection contre les piqûres de moustiques et de lutte contre les gîtes larvaires.
Pour prévenir la propagation du virus dans l’Hexagone, des recommandations sont adressées à toutes les personnes ayant séjourné à La Réunion.
Dès leur arrivée dans l’Hexagone, et durant 15 jours, ces personnes sont invitées à se protéger des piqûres de moustiques, à consulter un médecin dès l’apparition de symptômes compatibles avec le chikungunya, et à réaliser une analyse de sang à visée diagnostique.


