"Charlie Hebdo", ego, terrorisme : Nicolas Sarkozy a raté le rendez-vous de l'histoire

Après la tragédie de "Charlie Hebdo" et les deux prises d'otages de Dammartin et de la Porte de Vincennes, Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour une peine d'indignité nationale pour tous les terroristes. Symptôme du fait qu'il n'a rien compris à la France de 2015.
Cette dernière semaine, l'une des plus éprouvantes vécues par le pays depuis la fin de la Guerre d'Algérie, l'ancien président s'est appliqué à ne pas se montrer à la hauteur des événements, obsédé qu'il, comme toujours, de lui-même.
Déjà dimanche, à l'heure du rassemblement national et républicain, Nicolas Sarkozy avait brillé par son comportement pour le moins décalé. Personne ne l'oubliera, tel le Don Salluste de la Folie des grandeurs, pour se hisser au premier des grands, chefs d'État de de gouvernement, qui défilaient aux côtés de François Hollande dans les rues de Paris, lors de la Marche républicaine.
Ce manquement à l'éthique, cette absence de hauteur venaient déjà s’inscrire dans la continuité du spectacle offert par Nicolas Sarkozy quelques heures auparavant sur le perron de l’Élysée, où l'ancien président avait bousculé le protocole républicain pour demeurer à tout prix aux côtés de François Hollande afin de ne pas le laisser seul figurer aux côtés de Juppé, Fillon,


