C’est Schleck qui a raison, le poison agit encore

Fränk Schleck, le dopé exclu, a raison : le Tour est « empoisonné ». Il l’est depuis longtemps, mais le poison fait toujours effet. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les comparaisons des puissances des coureurs en watts. Nous en avons relevé quatre particulièrement frappantes cette année. La première tue plus qu’elle ne blesse. Elle concerne le chouchou, […]

Ecrit par zinfos974 – le lundi 23 juillet 2012 à 16H56

Fränk Schleck, le dopé exclu, a raison : le Tour est « empoisonné ». Il l’est depuis longtemps, mais le poison fait toujours effet. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les comparaisons des puissances des coureurs en watts. Nous en avons relevé quatre particulièrement frappantes cette année. La première tue plus qu’elle ne blesse. Elle concerne le chouchou, Thomas Voeckler qui, comme son clone, le Virenque des grandes années Festina, braque le maillot à pois de meilleur grimpeur et le cœur des Français. Saint Thomas, de son plein gré, à l’insu de ses mollets presque décharnés au point où ils se confondent avec ses tibias, est capable, comme Richard naguère, de faire des raids en montagne en maintenant sur quatre cols un régime moteur à « 375-390 » watts, sans faiblir, en accélérant quand il le souhaite. Il franchit en tête l’Aubisque, le Tourmalet, Aspin, Peyresoudre en 5 h 32 min 2 s en concluant victorieusement, frais comme un gardon, les 197 km à 35,59 km/h de moyenne.

Cette étape Pau – Bagnères-de-Luchon est un classique du Tour (1980, 1983, 1998). En 1998 – toujours l’affaire Festina –, Marco Pantani avait laissé gagner Massi en 5 h 49 min 40 s pour 196,5 km à 33,72 km/h : presque deux km/h moins vite ! Autre référence battue pour Thomas, le lendemain : le col de Menté, 9,3 km à 9,1 %. En 28 min 20 s, avec une puissance mutante de 442 watts, il grave son nom sur les tablettes, sur le grand plateau dans les derniers 300 mètres, sur une pente à 8 %. Là, il ressemble davantage au duo Rasmussen-Contador des grandes années. C’est la deuxième comparaison notable : elle assomme plus qu’elle ne fait peur.

Avec 430 watts de moyenne, les favoris ont avalé, comme à la grande époque, le col de Peyresourde en 26 min 45 s. Depuis Saint-Aventin, ils ont concédé 34 s seulement au temps irréel réalisé par Contador et Rasmussen de 2007 (23 min 26 s) qui essayaient de se lâcher à grands coups de sprints comme autant d’injections. Sur la lancée, Froome et Wiggins ont ensuite accéléré dans la dernière montée de Peyragudes. Ils ont développé 470 watts pendant 7 min 3 s (2,95 km à 7,93 %). Froome a attendu Wiggins, il avait les moyens de s’approcher des 500 watts. S’il ne bride plus son moteur pour attendre son leader, il peut rentrer dans la caste des recordmen du monde des meilleurs « performers » de tous les temps : Pantani, Armstrong, Contador.

[L’intégralité de l’article sur Le Monde.]urlblank:http://www.lemonde.fr/sport/article/2012/07/23/tour-de-france-c-est-schleck-qui-a-raison-le-poison-agit-encore_1736926_3242.html

 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique