Bilan des élections régionales
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Un mot sur le grand vainqueur pour commencer: Didier Robert a incontestablement le vent en poupe, confirmant là son accession préalable à la Mairie du Tampon. Son style fait de lui le Xavier Bertrand kréol. Didier Robert est rond de corps et de verbe, à ceci près qu'il dissimule ses nombreux kilos superflus sous des chemises bleu nuit du plus bel effet, qui ne dépareraient pas dans des endroits à la mode tels que La Villa ou le Fashion. Pour le reste, il adopte un ton bonhomme en toutes circonstances, fût-ce au plus fort des joutes politiques. Il est ambitieux, conquérant mais tout mimi Didier.
Passons maintenant au valeureux finaliste, Paul Vergès, qui est à 145 ans le doyen national des candidats. Preux chevalier de la politique locale, il n'aura eu de cesse, lors des débats télévisés, de pourfendre celle du gouvernement avec des arguments massue tels: "Les problèmes... de... La... Réunion... c'est... ZZZ... la... faute... duuu... ZZZ... gouvernement! ZZZZZZ..." Paul Vergès marche à la Wonder, des piles de 1,5 volts presque à plat. Merci pour tout Paulo, dont la nouvelle carrière qui s'offre à lui le fera bientôt quitter Saint-Denis pour aller rejoindre... Saint-Pierre.
Michel Vergoz pour terminer, "candidat-qui-sert-à-rien" ou "candidat-qui-fait-chier" c'est selon. Il a, en se maintenant au second tour, affaibli davantage encore un Vergès à l'âge jeannecalmentesque. Vergoz le sans-vergogne est le curieux croisement d'un pitbull et d'une truie. Le faciès porcin mais sympathique, il a systématiquement mordu ses adversaires au jarret pour tenter en vain de combler son retard. Michel Vergoz a assurément contribué à faire perdre la gauche, il a peut-être aussi préparé son avenir politique.


